SCENE XXII
GRIPHON, BOUCAU, (portant une longue robe blanche et un bonnet blanc, qui luicouvre le visage, et s’avançant lout doucement.)
GRIPHON (se frollant les yeux.)
Mes yeux seraient-ils en défaut ? (Se levant et tremblant.) Ou.. ou.... ou.,.,... c’est ma femme, quiest morte depuis trois mois. Elle demande des
rières, Oh! ma chère femme !.... Ou...ou... ou.
(I se cache les yeux avec les mains.) Je promets de
te faire dire cinquante messes-basses pour le repos de
ton Âme. Ne me trouble pas, je t’en conjure.
BOUCAU (d’une voir sourde.)
Tremble, libertin. Il n’y a pas trois mois que je suis descendue parmi les morts, et tu m’as déjà oubliée, tu entasses crimes par-dessus crimes.
GRIPHON (toujours les yeux cachés.) A est vrai, ma chère femme ; je veux me corriger.
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BOUCAU.
Tu n’as que quelques jours à vivre, impudique, et des maux affreux t’attendent dans l’autre vie. Je suis en purgatoire et bientôt mes peines doivent finir. Il ne faut pour cela que cent messes-basses, et si tu veux que
je détourne‘de dessus ta tête les peines horribles qui
t’attendent dans ce monde-ci et dans Pautre, tu ne manqueras pas de les faire dire au plus vîte. Dès demain, fais porter au curé largent nécessaire par ton fidèle valet, Citron.
GRIPHON (de même.) Ou.... ou.... ou.... Je n’ose me fier à lui.
BOUCAU.
Tais-toi, malheureux. Ton valet est meilleur que toi, il t'est fidèle, et c’est une de mes conditions que ce soit lui qui porte l’argent.
GRIPIION (de même.) J’obêirai. Ou...,. ou.... ou... (Boucau sort.)