‹ Grippe et LipovaccinChapitre 19 sur 39 · UT · texte numérisé non relu

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jours de suite à 56 degrés pendant quatre heures, à vingtquatre heures d'intervalle.

Les auteurs rapportent 3 observations :

I. —— Grippe sévère avec œdème du poumon : aucun résultat; Le IL. -— Grippe avec congestion pulmonaire et frotte-

ments pleuraux : Guérison; IL. — Grippe très grave (pleurésie purulente, et septicémie à strepto.) : Guérison.

Botelho présente en 1918 un autovaccin, qui n'a que l'inconvénient d’être long à préparer... et la grippe évolue rapidement.

Dans la même année, Orticoni et Barbié suggèrent l’idée d’un sérum spécifique ou paraspécifique constitué par du sérum de chevaux convalescents de pasteurellose avec broncho-pneumonie. L'action antithermique de ce sérum est très nette. Quelques succès sont enregistrés.

Philippon, dans le B. S. M. H. P. (1918), propose un stockvaccin mixte iodé. L'injection sous-cutanée contient 1 milliard de germes par centicube. Dans les complications graves, l’auteur déclare avoir obtenu des résultats satisfaisants, sans réaction dangereuse, par injection intraveineuse de 1 centicube de stock-vaccin contenant seulement 100 millions de germes.

Violle expérimente, à la fin de l’année 1918, une méthode d’autohémothérapie; il réinjecte dans le deltoïde du malade 20 centicubes de sang qui viennent de lui être retirés par ponction veineuse, Mais les succès de cette méthode sont contestés.

VACCIN AMÉRICAIN (Rosenow, « Studie in influenza and pneumonia. Further result of prophylactie inoculation », Journal of American Medical Association, 9 août 1919.)

Composition du vaccin = pour 1 centicube :

3.000 millions de pneumocoques (types différents); 1.000 millions de streptocoques; 500 millions de staphylocoques.

AU le

Doses Première : 4/2 centicube; Deuxième : 1 centicube (7 jours après); Troisième : 4 ce. 1/2 (7 jours après).

Résultats Vaccinés à 3 injections : 8.306. — Cas de grippe : 200 p. 1.000; 12 pneumonies.

Non-vaccinés : 9.388. — Cas de grippe : 31 p. 1.000;

1 pneumonie.

Dans une autre statistique Pour 94.008 vaccinés, 7.888 cas; 413 pneumonies; Chez les non-vaccinés, pour 1.000 non-vaccinés : 281 cas; 21 pneumonies.

Minaker et Irvine, à San Francisco, enregistrent aussi des résultats satisfaisants avec vaccin contenant 500 millions de Pléiffer, 7 millions de pneumo, 100 millions de strepto.

Si le vaccin de Rosenow est trop fort (réactions brutales), celui de Minaker et Irvine est trop faible.

En 1919, Navarro propose un vaccin assez semblable au vaccin anglais. Ge vaccin est prophylactique. Il contient des streptocoques variés, des pneumocoques stérilisés aux anesthésiques, au nombre de 100 ou 200 millions de germes par centicube. Navarro rapporte que, sur 5.000 vaccinations préventives, en Espagne, aucun cas de grippe grave n’a été signalé. Sur 70 Anglais vaccinés, il compte 2 morts, qu'il attribue à la prédisposition de la race anglo-saxonne. Pour éviter toute réaction déprimante, Navarro conseille 4 injections successives de 50, 100, 150 et 200 millions de germes par centicube.

En 1919, Quarelli, soucieux de réunir dans son vaccin tous les germes propres à une épidémie donnée, recueille les crachats de tous les grippés, surtout avec complications, et en fait un vaccin nouveau.

Puis, au cours de la même année, Chevrel, Ranque, Senez et Gruat composent un vaccin mixte (pneumo-strepto) conte-

iQ =

nant { milliard de germes par centicube, à injecter par volé intraveineuse.

C’est alors que Levaditi, dans les B. de la S. B., prend la défense du vaccin de Quarelli, et rapporte que, sur une cenlaine de sujets injectés, aueun n'’attrapa la grippe, bien que certains d’entre eux fussent en contact direct et permanent avec les grippés, de par leur métier d’infirmier.

Après un essai de vaccination, dans les grippes à forme digestive, par l’enterococcène de Thiercelin, signalons, en 1919, les tentatives de Dubard avec du sérum de convalescents, qui lui donnèrent 5 guérisons dans 5 cas très graves.

Grigaut, Moutier, Thiroloix, suivirent sa méthode en 1920.

En 1921, le Professeur Minet, de Lille, donne les premiers résultats obtenus avec son vaccin. La flore microbienne des crachats présente l'avantage de permettre l'élaboration d'un vaccin où les différents microbes existent dans les mêmes proportions que dans les crachats. Les microbes, isolés, cultivés et tués, sont réinjectés au malade.

En mars 1929, dans le Bulletin général de thérapeutique, J. Carles et F. Leuret concluent, après sept années d'expériences, que la vaccinothérapie doit toujours être tentée dans les cas d’allections pulmonaires chroniques. Les vaccins ne présentent pas de contre-indications réelles. Ils présentent des inconvénients minimes, des dangers insignifiants et, dans 70 p. 100 des cas, donnent de bons résultats : amélioration plus ou moins nette.

Puis, en 1924, Minet revient insister sur l'efficacité des vaccins polyvalents de la grippe (P. Lereboullet, La grippe.)

En mars 1929, dans le Journal des praticiens, le docteur Ramary préconise l'emploi du vaccin de l'Institut Pasteur. Ce vaccin est composé de streplocoques, pneumocoques, bacilles de Pleiller, Micrococcus Catarrhalis.

Deux à trois injections de 1/4 à 1 centicube, à quatre jours d'intervalle, à titre prophylactique.

A litre curatif, chez les grippés, injection quotidienne de 1 centicube.

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