Hirtz, Presse médicale
jours exagérée, luttez de toutes vos forces pour la faire respecter. » |
Du reste dans une lecon récente (1) cet auteur montre bien que seul le bilan complet de l'état de tous les organes permet de porter un pronostic exact des cardiopathies.
Les signes physiques ne doivent pas en imposer. C'est au médecin de les interpréter, de juger autant que possible la capacité fonctionnelle du myocarde et de déterminer sa conduite suivant les conclusions de cet examen. ;
Toute lésion simple ou multiple que le cœur compense suffisamment est compatible en général avec une grossesse. Au contraire, toute lésion orificielle mal compensée ou décompensée peut être aggrayée au cours de la gestation.
Si donc une malade a déjà présenté des signes d'insuffisance cardiaque manifestes, des crises d’asystolie ou d'hyposystolie ou bien d'œdème pulmonaire il y a lieu de tout craindre et d'interdire mariage et grossesse. On devra donner le même avis dans les cas avérés de myocardite et d’artério-sclérose, d’obésité précoce avec surcharge graisseuse du cœur. Etant donné l'influence des lésions des organes de défense on devra se tenir sur la même réserve en présence des perturbations manifestes des fonctions hépatiques et rénales.
On se trouvera bien de « scruter dans le passé pour
1. Hirtz, Pronostic de l'insuffisance mitrale chez les vieillards (Gaz. des H6p., 24 nov. 1910, p. 1828).
savoir si la jeune fille a supporté une ou plusieurs périodes d'intoxication, et de s’enquérir de l'état du cœur pendant ces périodes. Si. en effet, le cœur a faibli, il y a bien des chances pour que l’auto-intoxication d’une grossesse à venir soil mal supportée » (Lequeux) (1).
Il faudra enfin décliner toute responsabilité au sujet d’une grossesse survenant dans certains étais, menace perpétuelle d’asystolie, pour les cardiaques. C’est le cas par exemple des symphyses étendues du péricarde, des symphyses pleurales étendues, de l’'emphysème pulmonaire accentué, des déformations thoraciques.
Il faut prendre garde de ne pas se laisser influencer vers un excès ou un défaut de sévérité par cerlaines manifestations nerveuses fréquentes chez les cardiaques. qui modifient l'aspect d’une cardiopathie,
« On ne saurait s’en étonner, dit le professeur Debové (2). Tout être jeune et intelligent quise voit. par le fait d’une maladie chronique, condamné à une vie exceptionnelle, présentera nécessairement des lroubles nerveux. Si vous développez devant une jeune fille ce soi-disant axiome qu’elle ne devra pas se marier, que mariée elle ne devra pas être mère, que mère elle ne devra pasêtre nourrice, SOYEZ sûr d'ouvrir la porte à toutes sortes de chagrins qui auront un retentissement profond sur le système nerveux.
Il n’est même pas nécessaire qu'un médecin com