‹ Grossesse et CardiopathiesChapitre 55 sur 63 · Lequeux, Accidents gravido-cardiaques (Journal de Méde · texte numérisé non relu

Lequeux, Accidents gravido-cardiaques (Journal de Méde

cine int, ro décembre 1909, p. 336).

>. Debove, Gaz. des H6pit., 21 juill. 1910, n° 82, p. 1168.

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mette l’imprudence de montrer toute la gravité de cette situation : la pauvre malade, rendue perspicace par son mal, comprend à demi mot le triste avenir qui lui est réservé. Ne nous étonnons donc point si son système nerveux faiblit et trahit sa défaillance par des symptômes multiples. »

La position sociale des malades entre aussi en ligne de compte. On peut être moins sévère pour les personnes de position aisée à quile repos est possible à tout moment, que pour celles de la classe ouvrière soumises à un travail journalier. Il ne faut pas oublier cependant que les cardiopathies bien compensées sont parfois compatibles avec des travaux assez pénibles.

Les lésions cardiaques troublent parfois l’évolution de la grossesse et du fœtus.

Mais les accidents comme les hémorragies de la grossesse ou de la délivrance ne présentent pas en général assez degravité pour menacer la vie dela mère. Au contraire, l'existence de l'enfant serait très compromise; les avortements et les accouchements prématurés seraient très fréquents, et Duroziez à avancé, en outre, que les enfants nés de femmes atteintes de maladie de cœur mouraient souvent en bas âge. Tout ceci semble bien sévère, dit Vinay. « Ici encore il faut distinguer entre les maladies de cœur qui sont compensées et celles qui ne le sont pas. Les premières ne troublent ni la grossesse ni la parturition, elles ne semblent guère influer sur la santé et l'avenir du rejeton. »

B.— Quand une grossesse survient chezune cardiaque

la conduite à tenir varie suivant les circonstances.

Si la cardiopathie est absolument latente et ne se traduit par aucun trouble fonctionnel on donnera simplement quelques conseils à titre préventif ; on conseillera du repos fréquent qu'on exigera complet les dernières semaines ; on évitera toute gêne des vêtements, on fera suivre un régime sévère, crainte des troubles digestifs qui retentissent sur les fonctions cardiaques,

voire un régime déchloruré.

Si les malades présentent des troubles fonctionnels, si elles ont un myocarde faible, un cœur en équilibre instable, ou bien si des troubles survenus lors d’une grossesse précédente effraient pourl'avenir, on prescrira le repos absolu, des préparations cardiotoniques et diurétiques : strophantus, digitaline cristallisée à dose d'entretien cardiotonique, théobromine, la révulsion

thoracique et cardiaque et les purgatifs.

A moment de l'accouchement on surveillera le travail : il faut qu'il ne dure pas trop longtemps ; on le hâtera donc s'il traîne ou devant des signes de défaillance cardiaque et l’on extraira l'enfant artifi-

ciellement..

Quand, au cours de la grossesse, les troubles de compensation deviennent si menaçants qu'ils font craindre a brève échéance les accidents gravido-cardiaques, chacun agira suivant sa tendance. Les uns prendront la détermination rapide d'interrompre au plus tôt la grossesse. Les autres, se rappelant les cas où ces troubles de défaillance ont cédé à une médication appropriée où à la suite d'avortements ou d’accouchements prématurés

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