‹ Grossesse et CardiopathiesChapitre 56 sur 63 · L. Corpechot ë · texte numérisé non relu

L. Corpechot ë

survenus spontanément, attendront d'avoir la main forcée par l'aggravation croissante des symptômes.

C. — Enfin le médecin peut être appelé lorsque les accidents gravido-cardiaques ont déjà éclaté. I devra soumettre la malade à un traitement médical et obstétrical. Le traitement médical est à peu près le même dans les cas d'accidents asystoliques et d'accidents d'œdème pulmonaire.

Si l’asystolie est progessive et survient après une phase d’hyposystolie, on appliquera le traitement habituel de l’asystolie avec la digitaline cri:tallisée sans oublier d'appliquer le traitement prédigitalique,de préparation à la digitale, faute duquel on court à un échec certain. Si l’asystolie est brusque. rapide comme l’est souvent celle du travail, il faut agir vite, pratiquer de suite une large saignée qui amène, comme le dit Peter, de véritables résurrections, puis des injections hypodermiques profondes de sulfate de'strychnine, de spartéine, de caféine, d'huile camphrée, d’éther, des inhalations d'oxygène.

Dans l'œdème aigu du poumon on pratiquera aussi d'emblée une copieuse saignée, on administrera l'éther en inhalations e! piqûres, l'huile camphrée, loxygèneen inhalations, puis après la crise, les cardiotoniques.

En présence de l'œdème suraigu de la délivrance où il faut aller vite et où on n’a plus à craindre l’accouchement prématuré aussi funeste à l'enfant qu'à la mère dans le cas d'æœdème pulmonaire, on peut donner l'ipéca et le tartre stibié qui sont d'excellents dépres-

seurs de la circulation pulmonaire.

Dans certains cas il faut intervenir pour libérer l'utérus du produit de conception.

Cependant, en présence d’accidents d’œdème pulmonaire au cours de la grossesse, il vaut mieux s'abstenir de toute intervention obstétricale, qui fait courir les plus grands dangers aux malades (1).

L'intervention n'est de mise qu’en cas d’accidents asystoliques.

Si la femme est dans les deux premiers mois de sa grossesse, on provoque l'avortement.

Plus tard on peut agir Suivant trois méthodes.

A. — L'accouchement forcé. — On complète rapidement la dilatation par le procédé bimanuel ou le dilatateur de Bossi. Cette opération est en général facile : les femmes atteintes d'accidents gravido-cardiaques sont le plus souvent des multipares ; dans l'état d'asphyxie les tissus sont souples et se laissent bien distendre.

Dans certains cas cette opération simple n'est pas possible. Que faire ?

On doit rejeter J’emploi d’écarteurs, et de ballons, c’est une méthode trop lente.

En bonne logique, comme l’écueil justement redou té est le travail, l'opération césarienne qui supprime cette période est tout indiquée, soit :

B. — La césarienne classique.

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