Guéniot-Porak, Nouv. Arch. d’'Obstétrique et Gynécologie
MERE Te pee
L'aggravation de la cardiopathie n’est done ni si rapide ni si fatale. Beaucoup de femmes peuvent supporter convenablement une ou plusieurs grossesses avant de présenter des troubles graves. Porak, Pagenstecher mettent en ligne dans leurs sombres statistiques de grandes multipares chez qui les accidents n’apparurent qu'à la cinquième ou sixième grossesse et même davantage.
Peter (1) fait vivement ressortir « que la plupart des femmes cardiopathes atteintes d'accidents pendant leur grossesse étaient multipares.
» Ces femmes cardiopathes eurent leurs accidents
pulmonaires :
3 à leur deuxième grossesse (obs. IV, VII, XIIT); 2 à leur troisième grossesse (obs. I et ID) ; 2 à leur quatrième grossesse (obs. V et XIV);
1 à ses troisième, quatrième et cinquième grossesses (obs. IX) ;
1 à sessixième, septième et huitième grossesses (obs. VII) ;
1 à ses quinzième, séixième, dix-septième et dix-huitième grossesses (obs. V). »
Budin (2) présente également une malade dont les accidents ne débutèrent qu'à la quinzième grossesse.
On pourrait nous objecter que toutés ces observations dénotent une réelle aggravation apportée par la grossesse aux lésions cardiaques.
1. Peter, Traité clinique et pratique des maladies du cœur et
de.la crosse de l'aorte, 1883, p. 595.