‹ Grossesse extra-utérine et grossesse normaleChapitre 10 sur 15 · PIT · texte numérisé non relu

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anomalie ou malformation congénitale, ou d'une lésion inflammatoire acquise.

L'évolution du zygote étant accélérée, le trophoblaste se trouve au contact de la muqueuse tubaire, et s'y greffe. Cette explication nous semble devoir étre retenue dans tous les cas oü l'on trouve un appareil génital intact. On doit en tenir compte pour l'avenir des femmes opérées de grossesse extra-uté-

rine.

Avenir des femmes opérées de grossesse ectopique.

La récidive est la premiere éventualité à envisager. Cependant sa fréquence est minime: les chiffres recueillis oscillent entre 4 et 6 %.

Varnier a publié la premiére statistique en 1900 : il donne 50 récidives pour 951 cas, ce qui fait 6,3 76. Mais il ajoute que ce chiffre est inférieur à la réalité, les récidives pouvant survenir trés longtemps aprés la premiére grossesse ectopique.

Smith, dans une statistique personnelle, apporte 114 récidives pour 2.998 cas, soit 3,8 %.

Torre, de Milan, donne le taux de 6,35 % de réci-

dives pour 482 cas.

La pathogénie de ces récidives est trés discutée. Il semble logique de penser que la cause subsistant, la récidive est fatale. Nous avons vu en effet que les lésions annexielles responsables de la nidation ectopique sont pratiquement bilatérales. D'ailleurs, on a pu voir chez la méme femme les deux trompes devenir gravides à quelques mois d'intervalle, ce qui montre bien l'identité de cause pour ces grossesses

bilatérales.

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Cependant certains auteurs, comme Hartmann, incriminent les adhérences inflammatoires consécutives à la premiére intervention, surtout s'il y avait une hematocele.

Sans doute c'est un facteur dont il faut tenir compte. Il existe toujours des déformations de l'appareil génital aprés la premiere intervention : la deuxiéme trompe méme saine en apparence, peut étre déformée par la latéro-déviation utérine due à la castration unilatérale et vérifiée par la radiographie aprés injection de lipiodol intra-utérin (Thése de J. Martin).

Mais ces causes ne suffisent pas à expliquer la récidive, et souvent, lors de la premiére intervention, elle est imprévisible, En effet, des lésions importantes de salpingite gonococcique peuvent régresser completement, alors que l'endosalpingite d'une trompe macroscopiquementsaine suffira à gêner le transit ovulaire.

Bruel (thèse de Paris), analysant de nombreux cas opérés, affirme qu'il était impossible dans presque tous les cas de prévoir la récidive, les annexes étant saines en apparence. Enfin, l'intégrité histologique de la trompe gravide a pu étre démontrée (Paquy, these de Paris).

I] semble donc bien que la cause de la nidation ectopique n'agit pas d'une facon permanente. Autrement on ne pourrait expliquer les grossesses utérines intercalaires, assez fréquentes pour avoir déjà attiré l'attention de Varnier (6 fois sur 65 cas de récidive), de Smith (9 fois sur 132 cas).

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