‹ Guelfes et gibelinsChapitre 4 sur 38 · ST. MICHAEL'S · texte numérisé non relu

ST. MICHAEL'S

l'Église, mais héritier d'Empire, formé pour la guerre au milieu des luttes allemandes et des guerres de l'Orient, et pour la politique au milieu des diètes de son pays et des difficultés orientales, il était l'homme d'une génération jeune, impatiente, instruite, ambitieuse, ayant beaucoup vu, désirant davantage; il promettait à l'Allemagne de brillantes, mais orageuses destinées ^. » Élu à la diète de Francfort, le 4 mars 1152, couronné le 8 à Aix dans la vieille chapelle de Charlemagne, il jurait respect et amour au pape, protection à sa sainte mère l'ÉgHse. Une telle promesse cadrait assez mal avec ses projets de soumettre l'Italie et Rome même au joug tudesque. N'aimait-il pas se proclamer « le successeur d'Auguste et des Antonins » ? Et son imagination rêveuse s'échappait vers l'Adriatique.

I. Alliance éphémère de la Papauté et de Barberousse contre les Arnauldistes.

La Péninsule, d'ailleurs, implorait son aide ; partout y régnaient le désordre et la contradiction. Dans le nord, inquiets des progrès du mouvement communal, les feudataires italiens réclament son secours : à la diète de Francfort, on les avait vus supplier Frédéric d'intervenir, afin, disaient-ils, « de forcer les villes à se dessaisir des droits impériaux accaparés par les bourgeois ». Au midi, un parti criait aussi à l'usurpation : lors d'une seconde diète tenue à Wurtzbourg, des exilés siciliens vinrent prier l'empereur d'expulser de leur patrie le roi normand Roger, réputé usurpateur. Enfin, le pape Eugène III dépêchait vers Barberousse deux cardinaux chargés de lui offrir la couronne impériale et de lui demander sa protection effective.

Rome était alors dominée par une faction démagogique

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