‹ Guérison de la phthisie pulmonaire et de la bronchite chronique à l'aide d'un traitement nouveauChapitre 4 sur 12 · GUÉRISON DE LA PHTHISIE PULMONAIRE. Ô · texte numérisé non relu

GUÉRISON DE LA PHTHISIE PULMONAIRE. Ô

ment à l’accumulation du tartre, l’aspect irrégulier, comme déchiqueté, du rebord gingival, est un caractère distinctif suffisant.

M. Dutcher, médecin à Énon-Valley (Pensylvanie), a examiné attentivement, depuis huit ans, les gencives de tous les sujets atteints de phthisie pulmonaire qu’il a traités. Sur ces malades, dont le chiffre total est de cinquante-huit, quarante-huit présentaient le liséré en question. Le docteur Dutcher a remarqué qu’il se produisait à une époque moins avancée de la phthisie chez les sujets jeunes que chez les personnes plus âgées. Il précède quelquefois de deux ou trois ans tous les autres symptômes de la phthisie; mais, le plus souvent, son apparition ne tarde pas à être suivie de l’explosion de la tuberculisation caractérisée. Cinq fois seulement M. Dutcher a vu le liséré se produire à une période avancée de la maladie qui nous occupe.

D’après les observations qu’il a eu occasion de faire, M. Dutcher se croit autorisé à formuler les propositions suivantes :

1° Le liséré gingival de Thompson est un signe infaillible de la diathèse tuberculeuse.

-° Lorsqu’il existe, quelque obscurs que soient ■ tous les autres symptômes, on peut annoncer d’une manière certaine l’apparition prochaine de la phthisie confirmée.

SYMPTÔMES

3° Si, clans le traitement des phthisiques, on voit le liséré d’abord existant disparaître sous l’influence de la médication employée, c’est un signe certain d’amélioration, et il est suffisant pour faire porter un diagnostic favorable.

h° Lorsque le liséré, développé d’abord autour des incisives, s’étend graduellement autour des molaires, en dépit du traitement employé, le pronostic est défavorable, et il faut s’attendre à une terminaison rapidement fatale lorsque la coloration du liséré passe du rouge vif au rouge sombre ou pourpre.

5° Lorsque le liséré n’existe pas, on peut espérer, quels que soient les symptômes généraux, que la santé n’a pas reçu une atteinte très-profonde ; que le malade pourra, en employant des remèdes appropriés, recouvrer un état de santé relatif, et que l’on arrivera ainsi à prévenir ou à retarder le développement des tubercules pulmonaires.

A ces considérations, je dois ajouter les suivantes : le liséré est plus fréquent chez les hommes que chez les femmes, et plus marqué à la mâchoire inférieure qu’à la mâchoire supérieure.

Amaigrissement. — L’amaigrissement est un signe dont il faut tenir grand compte chez les phthisiques. Chez ces malades, les phénomènes de nutrition éprouvent une perturbation qui ne peut être déterminée par

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