DIAGNOSTIC
Dans la dernière période de la phthisie, le diagnostic est très-facile; dans la première période, la difficulté est d’autant plus grande, qu’on se rapproche davantage du début de la maladie. A ce degré de la phthisie, il faut analyser avec soin tous les symptômes, les grouper, étudier leur mode de succession, et s’attacher même à ceux qui paraissent les moins significatifs. Il est très-important de diagnostiquer la maladie dès son début, puisque, sous l’influence de mon traitement, j’ai la certitude d’en obtenir la curation,
Lorsqu’un sujet éprouve depuis quelques semaines une toux sèche, ou qui, lorsqu’elle est humide, provoque l’expulsion de crachats clairs, mousseux et blancs; si, en même temps, il a des sueurs nocturnes et un peu de gêne de la respiration ; si enfin il a un peu maigri, bien que l’appétit soit conservé et qu’il n’existe ni fièvre ni diarrhée, on doit craindre la phthisie. Ces symptômes peuvent exister pendant un temps plus ou moins long, puis disparaître complètement. Les symptômes précédents étant donnés, si l’on a recours à l’auscultation et à la percussion de la poitrine, on trouve, sous l’une ou l’autre clavicule ou à la région sus-scapulaire, soit une faiblesse, soit une altération quelconque du bruit respiratoire ; si le même point percuté produit un son, même légèrement diminué, on doit croire à l’existence de la phthisie.
L’auscultation de la voix peut être aussi d’un grand secours : si son retentissement est plus prononcé d’un côté que de l’autre, le diagnostic s’élève à un haut degré de certitude. L’hémoptysie survenant dans de pareilles conditions, il n’est pas permis d’élever un doute sur la présence des tubercules dans le poumon. Lorsque l’hémoptysie arrive au milieu des apparences de la santé et qu’on ne peut la rattacher à aucune maladie, elle est un signe très-important, car sur plus de 2400 tuberculeux, M. Louis ne l’a vue manquer qu’une seule fois.