‹ Guérison de la phthisie pulmonaire et de la bronchite chronique à l'aide d'un traitement nouveauChapitre 8 sur 12 · DE LA · texte numérisé non relu

DE LA

« Il péril plus d’hommes du catarrhe que de la peste. » . (Tissot.)

Bronchite, catarrhe des bronches, catarrhe pulmonaire, sont des expressions équivalentes, qui toutes indiquent l’inflammation de la membrane muqueuse des bronches.

Comme toutes les autres phlegmasies, la bronchite est aiguë ou chronique. Sous l’une ou l’autre forme, une partie ou la totalité des bronches peuvent être le siège de l’inflammation.

Causes. — Parmi les causes occasionnelles de la bronchite, nous signalerons en première ligne i’im-

8b ' GUÉRISON

pression subite ou prolongée du froid, et surtout du troid humide, lorsque le corps est échauffé. Ce refroidissement, en supprimant les fonctions de la peau, détermine sur la muqueuse bronchique une sécrétion anormale ; par conséquent cette maladie résulte d’ un antagonisme; elle est un reflet, un transport de la fonction cutanée aux poumons.

En seconde ligne, nous indiquerons une constitution délicate, molle et sédentaire, d’où résulte une susceptibilité plus vive aux changements de température. Les personnes qui ont de l’embonpoint et qui, par conséquent, suent facilement, sont trèsexposées à contracter cette phlegmasie.

Symptômes. — Dans sa forme la plus simple, la bronchite est désignée par le nom de rhume. Cette indisposition succède ordinairement au coryza. Ses symptômes sont un peu d’enrouement, une toux peu forte, à peine douloureuse, une expectoration de quelques crachats grisâtres ou spumeux. Il n’y a, en général, ni malaise, ni fièvre; pourtant l’appétit est un peu diminué ou bien les aliments paraissent moins sapides. L’exposition au froid en est la cause la plus fréquente. Elle disparaît ordinairement au bout de quelques jours; d’autres fois elle se prolonge pendant un temps plus ou. moins long.

Les prodromes de la bronchite sont : lassitudes

spontanées, pesanteur de la tête, faiblesse générale, bouffées de chaleur alternant avec des frissons, coryza, douleur à la gorge. Lorsque la maladie est déclarée, ses symptômes sont : une toux fréquente, un sentiment de chaleur et de douleurs diffuse dans la poitrine, une expectoration de crachats muqueux, un mouvement de fièvre plus ou moins intense.

La toux est de tous les symptômes le plus remarquable et le plus incommode (1). Elle se produit ordinairement sous formes de quintes, pendant lesquelles le malade éprouve dans toute la poitrine, surtout derrière le sternum, une sorte de déchirement. En même temps la tête est si douloureuse, qu’il semble au malade que le crâne va s’ entr’ ouvrir, la face est vultueuse, les yeux sont larmoyants. Les secousses imprimées à l’épigastre y déterminent des douleurs plus vives que celles du thorax ; des nausées et des vomissements ont souvent lieu. Ces quintes sont suivies de l’expectoration d’un mucus clair et écumeux, offrant parfois de légères stries de sang. Elles se montrent à des intervalles inégaux, tantôt sans cause apparente et tantôt sous l’influence du froid, par l’accumulation de mucosités dans les bronches ou par le changement de position. La quinte terminée, le malade éprouve encore pendant quelques instants des douleurs dans la

(1) Voyez page 39.

OUELUSON

poitrine, vers les attaches diaphragmatiques et à la tête, la respiration et le pouls sont accélérés ; il éprouve de l’oppression, de la sueur et une fatigue générale qui s’amendent peu à peu.

Dans la bronchite, l’oppression n’est bien prononcée que pendant et après les quintes ; ce moment passé, il semble au malade qu’il a un poids derrière le sternum, et que l’air pénètre difficilement dans les bronches. Cette sensation est surtout marquée dans le redoublement du soir; souvent alors le passage de l’air dans les poumons produit un bruissement parfaitement appréciable, même à distance.

Au début de la maladie, la toux est sèche, bientôt elle devient humide, alors elle donne lieu à l’expectoration laborieuse et souvent convulsive d’ une matière séreuse, àcre ou salée, et mêlée à une sorte d’écume blanchâtre. Cette matière, qui devient plus épaisse et plus abondante de jour en jour, est fdante et visqueuse. A une époque plus avancée de la maladie, l’expectoration diminue de quantité, mais sa consistance augmente. Quand l’affection est arrivée à sa dernière période, les crachats sont blancs, jaunes ou verdâtres; par leur cohérence, ils restent distincts dans le vase où ils sont rejetés ; ils adhèrent à ses parois ou nagent sur une mucosité plus ou moins trouble. L’appétit est nul, la langue saburrale, la bouche pâteuse, la soif peu vive en général; le pouls est fréquent, la peau chaude

et halitueuse, l’uriiierareet cle couleur foncée, jumenteuse, selon l’expression consacrée, et contient du phosphate de chaux en grande proportion.

Le matin, après une série de quintes, l’expectoration a lieu, les crachats sont très-épais et sans viscosités.

Dans la bronchite chronique très-ancienne, il n’existe ordinairement aucune douleur de poitrine. La respiration est assez libre au repos ; cependant quelques malades éprouvent une dyspnée habituelle,

qui augmente par l’exercice et se montre quelquefois sous forme d’accès semblable à ceux qu’on remarque dans l’asthme. Cette gêne de la respiration résulte de l’épaississement de la muqueuse bronchique ou de la dilatation des bronches elles-mêmes.

À ces symptômes nous joindrons ceux qui sont fournis par l’examen de la poitrine. Ils sont généralement négligés par la .plupart des médecins, et cependant ils ont, au point de vue du diagnostic différentiel, une très-grande importance. Lorsqu’on percute la poitrine d’une personne atteinte d’oppression et de toux, et que le son rendu est clair, quoique le phénomène soit négatif, il n’en constitue pas moins un signe essentiel. On sait alors que la bronchite est dénuée de complications et qu’on n’a à redouter ni pneumonie, ni phthisie intercurrentes. Si l’on vient à appliquer l’oreille sur le thorax, avec ou sans stéthoscope, on per-

çoit des modifications dans le bruit que produit l’air en traversant les conduits bronchiques.

Au début de la maladie, on entend quelquefois un râle sonore, grave, plus rarement un râle sibilant. Lorsque l’exhalation pulmonaire, d’abord supprimée, se rétablit et angmente, le râle prend peu à peu le caractère que Laennec a décrit sous le nom de râle muqueux, et qui semble résulter du déplacement des mucosités par la colonne d’air inspirée et expirée ; il est souvent accompagné de râle sibilant, et quelquefois de ronchus grave.

Le murmure vésiculaire s’entend encore ; mais il olfre maintes fois moins d’intensité que dans l’état normal, il est même masqué dans différents points, en vertu de l’occlusion passagère des bronches par les crachats. Mais dès que ceux-ci sont déplacés soit spontanément, soit après des efforts de toux, le bruit respiratoire reparaît.

Lorsque la mort survient dans le cours d’ une bronchite aiguë ou chronique, elle résulte toujours de ce que la phlegmasie s’est propagée aux petites ramifications des bronches (bronchite capillaire), ou parenchyme pulmonaire (pneumonie) , ou bien encorelorsque les forces ne suffisent plus pour expulser les mucosités, ces dernières s’accumulent dans l’arbre aérien, font obstacle à l’entrée de l’air et déterminent la mort par asphyxie.

A l’ouverture du corps des personnes qui succombent à cette maladie, on trouve la muqueuse bronchique d’un rouge plus ou moins prononcé, disposé par plaques, par points, par zones ou par arborisations ; cette rougeur se montre tantôt dans les grosses bronches, tantôt dans les ramuscules seulement. La membrane muqueuse est souvent épaissie, particulièrement dans les petites divisions; souvent elle est ramollie et grenue.

Diagnostic. — Il est quelquefois bien difficile d’élablir le diagnostic de la bronchite chronique. La durée seule de la maladie peut permettre de distinguer la bronchite d’avec la dernière période de la bronchite aiguë. Dans l’un et l’autre, le mouvement fébrile, la nature de l’expectoration sont identiquement les mêmes, l’âge seul de la maladie est différent.

Lorsque les bronches sont oblitérées, la respiration est suspendue dans une certaine étendue du poumon : on pourrait croire alors à l’existence d’ un épanchement pleurétique; mais la percussion, qui donne un son clair dans la bronchite avec oblitération des bronches, donnera un son mat dans la pleurésie, qui présentera, en outre de l’égophonie, une respiration bronchique et l’augmentation de volume du côté malade de la poitrine.

Si la dilatation des bronches complique la bronchite,

les signes sont du gargouillement, du souille caverneux, de la pectoriloquie, tous phénomènes qu’on rencontre lorsque le poumon présente des excavations tuberculeuses. Mais ici encore, la percussion acquiert une valeur de diagnostic très-importante : en effet, dans la phthisie, le mode d’exploration donnera un son mat ou le bruit d’un pot fêlé ; tandis que le son restera clair ou peu obscurci, au niveau de la dilatation bronchite, parce que le parenchyme pulmonaire qui l’entoure ne sera pas induré par la présence de tubercules.

Enfin, l’hémoptysie ne précède jamais la bronchite, tandis que dans la phthisie elle se montre presque constamment.

Traitement. — A chaque maladie il faut une médication spéciale, et tant que l’indication n’est pas remplie, la résistance morbide est inévitable. Cet axiome peut surtout s’appliquer à la bronchite chronique, qui est considérée, à juste titre, par les malades et les médecins, comme une affection rebelle v aux moyens ordinaires.

Guidé par les idées théoriques que j’ai émises pages 20 et 3û, je devais essayer dans la bronchite chronique, le traitement qui me fournissait de si bons résultats dans la phthisie pulmonaire (1) .

(1) Voyez [tour le traitement, p. 63.

Les observations que je donne à la fin de ce travail auront plus de poids dans l’esprit de mes lecteurs que tout ce que je pourrais dire sur ce sujet.

Les eaux minérales, prises concurremment avec la poudre salino- calcaire, produisent d’excellents effets. Les eaux les plus efficaces sont celles de Bonnes, de Cauterets, cl’ Vinélie-les-Bains, du Vernet, d’Allevard et du Mont-Dore, en France ; d’Ems, de Francesbad, de Soden, de Weilbach, en Allemagne; de Peuticouse, en Espagne.

OBSERVATIONS

Pour éviter aux personnes qui m’adressent des observations, les ennuis d’une correspondance souvent considérable, je n’emploierai, dans cette nouvelle édition, que les initiales de leur nom.

On pourra toujours constater chez moi l’authenticité des lettres que je publie.

« Monsieur le Docteur Jules Boyer,

» Confiant dans votre expérience et votre loyauté, je n’hésite point à faire entreprendre à ma fille le traitement si rationnel que vous prescrivez.

» Ma fille, âgée de vingt-trois ans, est atteinte de phthisie pulmonaire, état qui ne laisse aucun doute au médecin expérimenté qui l’a soignée jusqu’à ce jour, et qui a constaté par l’auscultation, il y a deux

OBSERVATIONS

ans, l’existence de tubercules dans le poumon. Il y a trois ans, sa santé a commencé à s’altérer; il se déclara une toux sèche à laquelle on fit d’abord peu d’attention, f attribuant à un rhume, qui fut néanmoins soigné régulièrement avec du lait, du sirop et des tisanes calmantes. Cet état dura environ un an sans obtenir d’amélioration : persistance de la toux, expectoration abondante, crachats jaunes verdâtres; ses forces diminuaient chaque jour; sa figure était pâle, maigrie, ses yeux caves, les pommettes rouges: elle éprouvait une lassitude générale , de la fièvre vers le soir, des sueurs assez abondantes 1a. nuit, et surtout le matin. Puis apparurent des crises de toux durant environ dix minutes, dont les efforts produisaient même des vomissements; avec cela, une oppression continuelle, des montées vers la gorge. avec picotements, la parole enrouée, des maux de tête très-fréquents, le sommeil très-agité.

» Le médecin, après avoir constaté que la phthisie était bien caractérisée , ordonna , sans succès , les Eaux-Bonnes, l'huile de foie de morue, l’eau de goudron, le lait d’ânesse, les pilules de. digitale avec opium, le sirop de sève de pin, etc

» Bien que cfix-sept jours seulement se

soient écoulés depuis le commencement du traitement (poudre salino-calcaire , eau cohobée de lauriercerise, mixture noire), je remarque un mieux général

OBSERVATIONS. 97

dans l’état de ma fille. Elle se sent un peu plus de lorce. Sa figure est moins pâle et se remplit, le sommeil est plus paisible ; elle mange avec beaucoup d’appétit. Après trois ou quatre jours de votre médication, la fièvre a entièrement disparu. Quant aux crises de toux, elles existent encore, mais avec moins d’intensité, durent moins longtemps , et sont moins fréquentes. Les crachats sont blancs et liquides, etc.

» Négociant à Bordeaux. »

« J’ai commencé votre traitement dimanche dernier, 25 septembre. — J’observe fidèlement les conseils que vous m’avez donnés par votre honorée lettre du 11 septembre.

» Après huit jours de traitement, j'ai senti un mieux général. Avant de prendre votre poudre, toutes les nuits je devais changer de flanelle et de linge, tellement la transpiration était abondante. Dès le premier paquet que j’ai pris, les sueurs ont beaucoup diminué, maintenant je transpire encore un peu, surtout de la tête et du haut de la poitrine; mais il n’y a pas de comparaison avec les sueurs que j’avais cidevant.

» La toux va beaucoup mieux; je ne ressens plus les quintes qui m’ étouffaient.

» L’expectoration décroît sensiblement; la fièvre a disparu aussi. — Je ne ressens plus qu’une légère

chaleur à la tête après mon dîner

» Depuis que je prends vos médicaments, monsieur, ma figure se remplit et l’amaigrissement du corps s’est arrêté. J’ai oublié de vous dire que depuis le mois de juillet j’avais maigri de 15 kilogrammes.

» Mon médecin, ou plutôt mon ami, m’a ausculté hier (15 octobre), et il m’a dit qu’il trouvait qu’un grand changement s’était opéré en moi. »

« 14 novembre 1864.

)) Je suis heureux de vous apprendre que,

grâce à votre bonne méthode, le mieux qui s’était manifesté dans l’état de ma santé augmente de jour en jour. Mon médecin m’a ausculté il y a quelques jours, et a trouvé la poitrine dans un état très-satisfaisant.

» Je vous autorise, monsieur, à faire l’usage qu’il vous plaira de mes lettres, vous ne pouvez certes donner assez de publicité à votre méthode.

» C’est un service que vous rendez à l’humanité.

» Mr P. D.,

» A Bruxelles. »

OBSERVATIONS

«Atteint d’une bronchite chronique depuis le 20 mai 1803, j’ai été traité par quatre médecins de Cherbourg. Deux ont renoncé à venir me voir, disant qu’il n’y avait rien à faire à ma maladie; et j’ai cessé de me faire traiter par les deux autres voyant que les médicaments qu’ils m’ordonnaient aggravaient ma position au lieu de l’améliorer. Du 1er au 15 août, je n’ai plus suivi de traitement. Je toussais beaucoup, je vomissais et je crachais le sang. J’étais dans cette

triste position lorsque j’appris qu’un nommé D

atteint de la même maladie, suivaient votre traitement et se trouvait beaucoup mieux.

» Je fis venir des médicaments; j’ai commencé votre traitement le 17 août, et depuis cette époque je n’ai plus souffert du tout; la toux a été complètement arrêtée, ainsi que les vomissements et crachements de sang, et je puis dire que maintenant je suis complètement guéri.

» Je vais reprendre mes occupations journalières vers le commencement de la semaine prochaine.

» J’ai l’honneur d’être, etc.

» Le B. M.,

» A Cherbourg. »

« Dans le courant du mois d’avril 1863, à la suite d’un refroidissement, je fus pris d’une toux qui augmentait de jour en jour. Dans le mois de mai, j’avais

ion

des frissons dans les épaules et presque partout le corps, suivis quelques instants après de bouffées de chaleur difficiles à supporter, et le froid me reprenait aussitôt. La toux était tellement violente, qu’elle m’avait occasionné une douleur dans le dos au-dessous de l’épaule gauche; ma respiration était gênée, je ne pouvais plus reprendre haleine pour tousser. Je fus obligé de me mettre au lit le 28 mai.

» Le médecin que je fis appeler certifia que j’étais atteint d’une bronchite chronique et que cette maladie exigeait un traitement sérieux .

» Il me traita pendant six semaines ; la maladie se porta dans le côté droit et de la gorge jusqu’au milieu de la poitrine. Malgré ses soins, les médicaments qu’il m’ordonnait augmentaient ma maladie. Je voyais bien qu’il ne tenait plus à venir me voir; le 15 juillet il se fit demander trois fois. — Je lui dis que je ne dormais pas la nuit et que je toussais continuellement; il m’ordonna un sirop pour me calmer la toux et me faire dormir. J’en pris trois cuillerées qui m’occasionnèrent des quintes de toux et des vomissements et ne voulus pas aller plus loin.

» J'étais arrivé au bout de mes forces, et la maladie faisait toujours des progrès : je ne pouvais plus me tenir debout ni même prendre une cuillerée de bouillon ; lorsque je voulais en prendre, je toussais et tout revenait.

OBSERVATIONS

» Je me trouvais dans cette pénible situation lorsque j’eus connaissance de votre brochure. Je fis prendre, le 31 juillet, chez M. le docteur Servaux, les médicaments nécessaires pour suivre un traitement d’un mois.

d Je l’ai commencé le 1er août dans l’après-midi : j’ai pris, dans un demi-verre d’eau sucrée, une cuillerée à café de poudre salin o-calcaire avec addition d’une cuillerée à café d’eau cohobée de laurier-cerise. Le soir, dès que j'ai été couché, je me suis réveillé à deux heures du matin, j’ai toussé et craché très-librement, puis je me suis rendormi pour ne me réveiller qu’à huit heures. — Au bout de trois ou quatre jours, la toux avait diminué des neuf dixièmes ; l’appétit me revint aussitôt; j’aurais bien mangé à chaque instant, et rien ne me faisait de mal.

» Pendant le cours du mois de septembre, il y a eu encore beaucoup d’amélioration et le râle que j’avais depuis le début de ma maladie dans la gorge et dans la poitrine a complètement disparu.

» Voilà le troisième mois que je suis votre traitement; j’ai repris de l’embonpoint et j’ai bon appétit. S’il n’était encore un peu de toux et un peu d’enrouement, je serais tout à fait guéri.

» B. D., âgé de trente ans,

» A Tourlaville. »

102 ' OBSERVATIONS

<( J’ai commencé votre médication le 7 du mois de juin, et, dès les premières gorgées, la poitrine s’est dilatée et j’ai respiré plus librement et avec plus de facilité. Ce mieux notable, tant à l’égard de la bronchite que de l’asthme, s’est prolongé sans interruption jusqu’au 11 juillet, époque où je me suis involontairement trouvé un instant exposé à un courant d’air. Il en est résulté une diminution dans le mieux et un peu d’oppression par suite de mouvements obligés. Les journées, toutefois, n’étaient pas du tout mauvaises, les expectorations étaient plus rares, plus transparentes et d’une meilleure nature, et j’avais plus de force pour les expulser

» Le chevalier des O.,

» Au Moulinet, par Sens. »

« Le 6 juillet, j’ai commencé votre traitement pour une bronchite chronique compliquée d’hémoptysie et de sueurs; au bout d’un mois, le repos m’est revenu, l’embonpoint aussi : jamais je n’ai eu autant d’appétit que maintenant

» Maire de T

OBSERVATIONS

(( J’ai essayé votre traitement sur ma femme, qui est âgée de vingt-quatre ans, et qui est gravement malade depuis un an. J’ai lieu de croire que l’affection date de bien loin.

j) Les effets ne se firent pas attendre : au bout d’une quinzaine, la toux avait pour ainsi dire complètement cessé; l’amaigrissement s’arrêtait comme par enchantement, ainsi que le cortège de maux de poitrine que vous décrivez dans votre brochure. — Le flacon est à peine aux trois quarts ; le mieux se soutient, et la malade espère. — La guérison morale n’est pas celle que j’apprécie le moins

» À Lyon . »

« Depuis dix-huit jours que je suis votre traitement de la bronchite par la poudre salin o-calcaire et la poudre contre les sueurs, j’ai vu combien ce traitement avait été favorable au rétablissement de madame D.. . ; j’espère pour moi le même résultat. Je me trouve déjà mieux : je tousse et crache moins, et puis je repose bien la nuit ; les douleurs que j’avais dans les épaules sont beaucoup moins fortes.

» Depuis quatre mois que je suis malade, le médecin que j’ai consulté m’a donné toutes sortes de re-

OBSERVATIONS

mèdes : emplâtres arrosés d’huile de croton, huile de foie de morue, sirop iodo-tannique, tisane de dattes et de jujubes; tout cela ne m’a presque rien fait. Il m’a dit que j’avais le poumon droit malade, ce que je sens bien.

» J’étais profondément lasse de tout cela, lorsque ie hasard m’a fait connaître votre traitement. Comme je vous le disais, monsieur, je m’en trouve bien et veux le suivre bien exactement

j> Mmc M. ,

» A Lyon. »

«... La religieuse pour laquelle je vous ai demandé votre traitement avait été traitée comme poitrinaire par plusieurs médecins. Au moment où elle finissait son traitement, un de nos bons médecins, M. Flaubert (de Rouen), constatait quelle n’avait pas la poitrine malade.

» De deux choses l’une, ou les premiers médecins se sont trompés, ou votre traitement a enrayé la maladie.

» Curé doyen de N'. »

OBSERVATIONS

« . . . Quant à moi, je ne trouve pas d’expression assez sentie pour vous remercier du soulagement que vous m’avez procuré.

» Mes crachats sont un peu moins épais, j’ai du repos et un peu de force; seulement je ressens des points un peu partout et de la chaleur dans le haut de la poitrine et du dos.

» Ve E.,

» A Saint-Quenlin. »

« Voilà neuf jours que je suis votre traitement, et je me trouve beaucoup mieux. L’oppression a énormément diminué, et la toux, quoique assez fréquente, est plus grasse et l’expectoration est abondante et facile.

» Vos remèdes m’ayant déjà soulagé, j’ai hâte de les continuer.

» A Nice. »

«... Je vais continuer votre traitement Les nausées continuelles que j’avais ont disparu, et je ne tousse plus du tout

» A Lille. »

OBSERVATIONS

«... Tous nos autres malades vont bien ; plusieurs étaient condamnés; maintenant on les voit revivre : ils sont heureux, et nous espérons qu’ils se guériront, puisque le mieux augmente assez visiblement.

» Sœur Joseph,

» Hospice de B. »

« Votre poudre salino-calcaire est un de ces remèdes vraiment bénis. — Une de mes paroissiennes, femme de trente-six ans, était atteinte de phthisie pulmonaire. Au dire des médecins, elle avait déjà craché son poumon droit ; quant au second, il se ramollissait; la mort était donc prochaine. En qualité de pasteur, je lui ai conseillé de prendre votre poudre et, aujourd’hui, cette malade se lève deux heures par jour. Grand repos la nuit; bon appétit; digestion facile.

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