JOUR-NÉES DES 16 ET 17 JUILLET
2* bataillon de la 5' légion se retira par la droite. L'artillerie filait au centre : le tout en bon ordre.
« On était tourné par la gauche: M. d'Âffry, en gagnant la forêt, fut attaqué par une force triple et, la fusillade étant très vive, il fallut abandonner une pièce et un caisson. La retraite se fit sur Baylen.
«■ L'ennemi déboucha avec 12.000 hommes d'infanterie (25 bataillons), 800 à 1.000 chevaux (10 escadrons) et 10 bouches à feu » [DWffry).
« Au premier avis de l'attaque, Gobert s'était mis en marche pour soutenir Belair. Il joignit ses troupes à michemin de Baylen à Mengibar, et ce ne fut pas sans beaucoup d'efforts qu'il parvint à les rallier. Sa présence arrêta la poursuite de l'ennemi, et quoique ses forces fussent de beaucoup supérieures aux siennes, il se décida à l'attaquer sur-le-champ ; mais il jugea convenable ensuite de se retirer. Pendant qu'il me donnait ses ordres à cet effet, il fut blessé mortellement à la tête et mourut en chemin'.
« Le moment devint d'autant plus critique que l'ennemi marchait à nous avec beaucoup de résolution. Sentant qu'il était urgent de lui en imposer par un mouvement vigoureux, j'ordonnai aux cuirassiers de charger. L'apparition de cette belle troupe, que l'ennemi n'avait point encore vue, arrêta son ardeur, et il n'osa plus avan- <'er. Chacun resta dans sa position, et le feu ayant cessé, je profitai de ce moment pour instruire le général en chef. // était environ midi quand ma lettre partit. Vers les sept heures du soir, le poste de Linharès fut attaqué par une colonne partie dUbeda, forte de 3.000 hommes. Jugeant par la direction du feu que ce poste ^ qui avait ordre 4e se retirer sur Guarroman, se retirait au contraire sur Baylen et lin-ait h chemin de la Caroline >», à dix heures
I. 11 mourut dans la nuit, à la cure de Guarroman, où on lavait transporté.
du soir, le général Dufour ordonna la retraite par Baylen sur Guarroman où il prit position le 17, au point du jour [Dufour).
De soA côté, et son mouvement resta inaperçu, à deux heures du soir, Reding rétrograda sur Mengibar et repassa le fleuve, u afin de ne point augmenter le nombre des victimes de la chaleur, de la soif et de la fatigue restées sur le champ de bataiHei. » Cette fausse manœuvre, en dessillant les yeux de Dupont, aurait dû avoir pour lui les plus heureux résultats, car il avait encore le temps de parer au danger qui menaçait Baylen ; mais bien qu'averti j^our la seconde fois qu'il ne lui restait d'autre parti à prendre que d'évacuer Andujar et de concentrer ses forces, il s'obstina à porter son attention sur les Visos oii Gaslafios agitait la marotte et simulait des préparatifs d'attaque sérieuse,
Vedel s'est défendu d'avoir découvert Baylen, et comme on touche ici au nœud du drame, il va de soi que les pièces doivent être données in extenso. « On me blâme d'avoir marché moi-même au secours d' Andujar. Il résulte de la relation du général Dupont que Gohert avait, enjoignant ses troupes à celles de Liger-Belair., des forces suffisantes à opposer à l'ennemi, et g ue., sans sa blessure, Vavcmtage nous serait resté-. » Et en effet, Dupont déclare que « Gobert emmena avec lui 2 bataillons et le 2" provisoire de cuirassiers. Le combat fut très vif, et nous aurions conservé nos avantages sans la blessure qu'il reçut^! » Le rapport de Dufour montre au contraire que ce général fut mortellement blessé au moment oii il lui donnait ses ordres p)our la retraite. « .J'avais, dira aussi Dupont, donné au général Vedel l'ordre de m'envoyer im bataillon