JOLRNÉES DES 10 ET 17 JUILLET
OU une brigadt', si/ n avait pas (rennri,ii< ilmuit lui. Cet ordre si précis fut violé: le général \r,U-J marcha avec toute sa division et abandonna la position de Mengibar qui couvrait Baylen '. »
L'exagération est évidente, et peut-être voulue : Vedel s'alarma outre mesure des dangers que courait son général en chef devant Andujar, et crut bien faire en s'y rendantf/^5a personne, avec ia majeure partie, mais non point avec la totalité de sa division. Au surplus, « si ma marche était une faute, pourquoi ne l'avoir point prévenue'. » Dupont le pouvait-il? En avait-il le temps? Oui, évidemment.
La dépêche de Dufour parvint à Andujar vers quatre heures du soir, et Yedel retourna sur-le-champ à Baylen par une marche de nuit.
Dujjont à Vedel
Andujar, 16 juillet.
« Je vous prie de vous porter le plus rapidement possible sur Baylen, pour y faire votre jonction avec le corps qui a combattu aujourd'hui à Mengibar et qui s'est retiré sur cette ville. Le 6^ provisoire et 2 escadrons, l'un de dragons et l'autre de chasseurs, seront adjoints à votre division.
« J'espère que l'ennemi sera rejeté demain sur Mengibar, au-delà du fleuve, et que les postes de Guarroman et de la Caroline resteront en sûreté : ils sont d'une grande importance.
« Lorsque vous aurez obtenu ce st/ccf^s. Jf désire que
1. Relation de Dupont et Précis des opérations, par le même (Arch. Guerre}.