Observations du général Vedel (.\rcli. Guerre
VOUS réunissiez à Andujar une partie de cas forces, afin de combattre l' ennemi qui se trouve devant nous. Vous ne laisserez à Baylen que ce qui sera nécessaire pour sa défense .
« Si l'ennemi occupe Baëza, il faut l'en chasser. » Depuis que les avant-postes avaient été refoulés sur la rive droite du fleuve, les Visos d'Andujar s'étendaient comme un bandeau devant les yeux de Dupont; il ignorait que s'il avait lO.OQO Espagnols enfacedelui, 17.000 s'apprêtaient à déboucher sur sa gauche. A supposer qu'il eût manqué de perspicacité, l'ennemi commettait faute sur faute et semblait vouloir lui dévoiler ses projets. Le secret et la célérité étaient là, comme partout et toujours, les garanties essentielles du succès; or, à quoi logiquement devaient aboutir les tâtonnements des 15 et 16 juillet, si €e n'est à montrer à Dupont le point faible de sa position? Au lieu de se servir du couloir du Salado, pour faire filer, comme il le pouvait, ses troupes sur MengibarCastafios ne prit même pas la peine de cacher ce mouvement! <.<- Dans la soirée du 16, on vit partir la droite de l'ennemi de devant Andujar, et prendre une direction qui semblait conduire (i Mengibar ou ci Baylen. Le lendemain, la partie de l'armée ennemie restée devant Andujar fît un mouvement comme pour partir, puis le soir, elle revint prendre sa position, mais sans tirera » Si ridicules qu'elles fussent, et surtout exécutées de la sorte, ces contremarches avaient un but qui n'échappa à personne.
Dupontn'avaitconservé avec lui que «In plus faible moitié de ses troupes, restant de sa personne au poste le plus dangereux et le plus difficile ^, et Vedel l'avait quitté à neuf heures du soir. En passant à la maison de poste, à