‹ Guerre d'EspagneChapitre 11 sur 207 · Metlernich à Stadion. Paris, 26 août · texte numérisé non relu

Metlernich à Stadion. Paris, 26 août

CAUSES ET NÉCESSITÉS DE LA GUERRE â5

propresà démontrer son impuissance que son irrésolution. " Pendant que Napoléon luttait contre la Prusse et la Russie au fond de la Pologne, écrit le prince de la Paix, je pressais le roi de lui déclarer la guerre. On reconnaitra que j'avais raison. Chacun sait combien fut chanceuse la guerre de Pologne. Que serait -il arrivé si, à ce moment, 200.Ô<30 Espagnols et Portugais eussent attaqué la France*? » «L'histoire, a dit quelque part Quin^t, met les dupes au rang des coupables », et léna pénétra la cour d'une telle honte, la mit dans une telle confusion qu'il n'est bassesses au devant desquelles elle ne courût pour être pardonnée. Vainement voulut-elle donner le change. et alléguer que ses armements visaient la protection de ses côtes, Napoléon ne s'y méprit point. Acculée, l'Espagne était prête à se jeter dans les bras de l'Angleterre, dût son existence se trouver en péril, et dès cet instant son sort fut irrémédiablement fixé.

Ses velléités belliqueuses démasquées, on s'attendait à la voir supporter aussitôt le poids du ressentiment de l'empereur : il n'en fut rien, et pendant de longs mois encore, à côté d'indignes souverains que torturaient Tincertitude et les angoisses du lendemain, le peuple, sentant nécessité d'un grand changement, se prit à attendre son salut de la magnanimité du maître de l'Europe. Jamais Cabinet ne reçut leçons plus amères et jamais déconvenue ne fut plus cruellement exploitée. « L'Espagne vient de lever des troupes : voilà le moment de les employer » ; et sur sa demande, un corps de 40.000 hommes de cavalerie et 10.000 d'infanterie s achemine vers le Hanovre. A sa demande encore d'envoyer de l'autre côté des Pyrénées 25.0CMJ Prussiens qu'il ne sait où interner, le prince de la Paix maugrée sans

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