‹ Guerre d'EspagneChapitre 110 sur 207 · La Casa de postas, dite aussi Casa del Rey · texte numérisé non relu

La Casa de postas, dite aussi Casa del Rey

2. Dufour mandait que « Liger-Belair s'était replié sur Gobert qui marchait déjà à son secours, et qu'il craignait d'être obligé de se retirer sur Guarroman, afin d'y devancer l'ennemi, estimé fort de 12.000 hommes, et ce qui avait marche' le matin à Lin/iarès, de 7.000. »

(( Je compte sur notre fortune, sur vous et sur nos braves. »

S'il y avait des ennemis à Baëza! non seulement Gobert n'avait cessé, le 15 et le 16, de lui en rendre compte, Dufour les signalait en mouvement sur Linharès au nombre de 7.000. De son côté, Vedel qui avait détaillé les forces de Reding, accusait 10 ou 12.000 hommes! Ainsi, d'après tous les rapports 17.000 hommes menaçaient notre unique ligne de retraite, et bien qu'aucun doute ne pût subsister dans son esprit, Dupont persista à rester à Andujar pour « chasser l'ennemi qu'il avait devant lui ! » Voici d'ailleurs une note plus grave encore et qui donnerait à penser qu'il perdit la tôle; la dépêche avait un post-scriptum : « // est onze heures^ je n ai pas encore de vos nouvelles. Un parti ennemi s' étant présenté sur la route, j'envoie 2 compagnies à la poste. Marqnez-jnoi bien vite la force et le mouvement de T ennemi de votre coté. »

Ce n'est qu'à l'entrée de la nuit qu'il reçut de son lieutenant la lettre suivante, bien faite pour redoubler ses alarmes et l'engager à décamper sur l'heure. Encourant après Vedel, comme Vedel courait après Dufour, il eût ramené son armée entre Baylen et la Caroline, et là elh^ était sauvée I

Yedel à Dupont

Baijlen, il juillet, liuil heures et demie du matin.

« J'arrive à Baylen, où je n'ai trouvé personne. Le général Dufour en est parti à minuit et a marché sur Guarroman. Comme il n'a laissé personne pourm'instruirc des motifs de cette démarche, je ne puis rien dire de positif à cet égard; mais le bruit commun étant que les

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