‹ Guerre d'EspagneChapitre 113 sur 207 · Clarke à Sapoléon, 1 août (Arch. Guerre · texte numérisé non relu

Clarke à Sapoléon, 1 août (Arch. Guerre

trouvait. D'ailleurs, Dupont n'a rien dit ni écrit à ce sujet, et le Conseil d'enquête de 1812 ne le mit point en demeure de rendre compte de l'emploi qu'il fit de la journée du 17, non plus que de la nuit suivante. Rien pourtant n'était plus essentiel, car le sort du corps de la Gironde se décida les 17 et 18.

Lorsque Dupont débarqua à Toulon, le 4 octobre, l'ordre fut donné de le mettre en arrestation, de poser les scellés sur ses papiers et de les envoyer à Paris. Il existe aux Archives nationales un Rapport sans date du duc de Feltre à l' Empereur^ ^ renfermant le Procès-Verbal d'inventaire que dressèrent trois attachés du ministère de la Guerre, désignés pour procéder à l'ouverture du portefeuille. Glarke dit : « J'ai nommé une Commission pour examiner les papiers et en faire l'analyse, afin de me mettre à même d'en rendre compte à Votre Majesté. 11 résulte de cet examen que, sur 304 pièces qui forment la totalité des papiers trouvés chez le général Dupont, 25 ou 30 seulement sont de nature à jeter quelque jour sur la malheureuse affaire de Baylen. » Or, ayant fait le triage de ces dernières, grande a été notre surprise de n'en trouver qu'un nombre restreint, tant aux Archives nationales qu'à celles delà Guerre et aucune qui ait trait aux journées des 16, 17 et 18 juillet. Nous ne sommes point éloigné de croire que le dossier a été soustrait, et la perte serait irréparable si, antérieurement à sa disparition, Cabany 2 n'avait inséré dans son ouvrage et reproduit in extemo la correspondance de Dupont et de Vedel au moment de Baylen, et si l'analyse des pièces portées sur l'inventaire n'était absolument digne de foi. Nul doute que Dupont reçut les dépêches de Vedel et, de Dufour, on les a trouvées en sa possession; et de môme pour

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