Élude /h'.s/. SU)' la CopiUiUdion de Iku/len
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Vedel et Diifour, celles du général en chef, puisqu'on en saisit la trace dans les Observations de l'un et le Rapport de l'autre.
Laissons Vedel pousser devant lui Dufour sur Sainte- Hélène, et lui emboîtant le pas sur de simples bruits, courir à la Caroline; si énorme que fût cette faute, non moindre devait être celle de Dupont. Marescot nous le montre « renfermé et ne prenant avis de personne », et pourtant nul de ses généraux ne lui aurait caché que la ligne de communication se trouvant exposée, il fallait sur-lechamp évacuer Andujar, dût-on avoir sur les talons les troupes que Castanos commandait en personne. De passive, la défense fût devenue active, et l'armée concentrée à Baylen eût défié les efforts de l'ennemi, par la raison que le terrain s'y prêtait à merveille et qu'elle était manœuvrière. Mais non, on ne décampe ni le 16 au soir, ni même le 17, à la nouvelle si alarmante pourtant qu'il n'y a personne à Baylen. Dans sa Relation comme dans son Précis, Dupont se garde de parler de l'ordre de départ quil donna le 17 au soir et rapporta aussitôt. A ce sujet. Privé apprend que, c dans la matinée du 17, le général Frésia ordonna de faire une reconnaissance sur le point où la colonne ennemie qui la veille, avait tiré sur la droite, s'était dirigée. Je chargeai le 2' provisoire de dragons de cette reconnaissance. M. le major Bessart me rendit compte, à son retour, quil avait trouvé l'ennemi bivouaqué sur une hauteur, à côté de Villanueva; que, s'étant approché de cette position, on lui tira quelques coups de canon, que les Espagnols se mirent en bataille et quil reconnut que leurs forces étaient d'environ 9 à 10.(X)0 hommes. J en fis mon rapport au général Frésia, qui me conduisit a i même instant chez le général Dupont. D\iprh An rrnscigne?nentsgiteje lui donnai, le général Dupont ne douta plus que r intention de l'ennemi ne fût de l'attaquer sur
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ses derrières. Il se détermina à quitter Andiijar, et donna r ordre de nous tenir prêts à partir le soir même... On ne partit poi?it. Tignore les raisons qui ont déterminé h général en chef à changer sa iiremière résolution. Toute la journée du 18 se passa à observer Vennemi. Mais on remarqua que le camp espagnol se dégarnit de trotipes à chaque instant .»
D'autre part, Marescot rapporte que le 17 Dupont donna l'ordre de départ pour le soir. « Il devait laissera Andujar un bataillon pour garder et ramener les malades; mais la crainte que ce bataillon tombât entre les mains de f ennemi fit différer jusquau lendemain afin de partir tous ensemble. » La raison est peu plausible, car le général qui avait abandonné ses malades à Cordoue, n'était point homme à hésiter à les laisser encore à Andujar et à sacrifier un bataillon pour sauver le reste de l'armée. Nous n'hésiterons point à dire que, s'il temporisa, c'est qu'il s'illusionna jusqu'au dernier instant, qu'il escompta les succès de Vedel et caressa son rôve de renforts et d'offensive. Tels sont en effet le ton et le sens de ses dernières dépêches. Lorsque plus tard le ministre de la Guerre demanda au capitaine Villoulreys « comment le général Dupont n'était pas parti, le 17, avec tout son corps pour entreprendre sa retraite », celui-ci répondit : (( J'ai toujours conservé l'idée qu'il n'abandonnait pas l'espoir d'attaquer l'ennemi dans sa position devant Andujar, s'il n'était pas inquiété sur ses derrières. » Au fond, nous ne disons point autre chose. Vedel n'ayant signalé qu'environ 10.000 Espagnols dans la direction de Linharôs,il s'attendait à recevoir la nouvelle qu'il les avait culbutés ; sans doute, le rapport de reconnaissance du major Bessartl'ébranla et, sur l'instant, il donna un premier oi'dre pour la retraite; mais la dépêche qu'il reçut de ce général, quelques heures plus tard le rassura au point
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qu'il sursit au départ et se borna h expédier dans la soirée 2 bataillons sur Baylen, où il ne se trouvait plus personne.
Dupont à Vedel.
Baylen, 1" juillet.
« J'ai reçu votre lettre de Baylen : d'après le mouvement de l'ennemi,/ le général Dufour a très bien fait de le gagner de vitesse sur la Caroline et sur Sainte-Hélène, pour occuper la tête des gorges. Je vois avec plaisir que vous vous hâtez de vous réunir à lui, afin de combattre avec avantage, si l'ennemi se présente. Mais, au lieu de se rendre à Sainte-Hélène, l'ennemi peut suivre la vieille route, qui de Baëza va à Aldea Quemada et qui est parallèle à la grande route. S'il prend ce parti, il faut le gagner encore de vitesse au débouché de cette route, afin de l'empêcher de pénétrer dans la Manche'. D'apr/'s ce que vous me dites^ ce corps ne serait que d'environ iO. 000 hommes, et vous êtes en mesure de le battre complètement ; s'il est plus considérable, manœuvrez pour suspendre sa marche, ou pour le contenir dans les gorges, en attendant que j'arrive à votre appui.
« Je vous engage, pour avoir des nouvelles, à envoyer un parti assez fort à Linharès et Baëza,. pour qu'il ne soit pas compromis. // est de la plus haiitr imporfance de savoir la force et la direction des ennemis qui ont passé par ces deux villes.
« H y a encore, devant Andujar, un ennemi assez nombreux : mais s il est passé plus de 1< ».0<)0 hommes par les montagnes, je ne dois pas balancer à quitti^r Andujar et à
1. Cette vieille route rejoint la nouvelle à Santa-Cruz-de-Mudela. 11 n'y pouvait guère passer que de l'infanterie.
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me réunir à voî/s,po7/r suivre r ennemi et lui livrer bataille. Marquez-moi bienrapidement ce que vous saurez de certain. Mon parti dépend de ce que vous me direz.
« Si vous trouvez l'ennemi à la Caroline ou sur tout autre point de la grande route, tâchez de le battre, pour venir J7îe rejoindre et repousser ce qui est devant Andujar... Nos succès dépendent en ce moment de la célérité de vos opérations... J'attendrai vos lettres avec la dernière impatience. »
Ainsi se passa la journée du il . Le lendemain, dans la matinée, Dupont apprit que les bataillons détachés sur Baylen n'avaient pu franchir le Rumblar et que les Espagnols occupaient les hauteurs de la rive gauche. La route était interceptée ; Reding et Goupigny s'étaient établis à Baylen, à neuf heures du matiuK
On se demandera comment il se fit que ces bataillons n'entrèrent point à Baylen au plus tard à la pointe du jour, car la distance d'Andujar n'est guère que de 5 lieues... Evidemment les Espagnols ne purent couronner les hauteurs en avant de la ville et y pousser leurs avant-postes qu'entre dix et onze heures, et à supposer que le courrier expédié par le commandant du détachement n'ait point perdu de temps, Dupont dut en être informé entre midi et une heure, et non point dans la matinée. Mais à tout prendre, quelques heures plus tôt ou plus tard ne pouvaient changer la situation qui, de critique, était devenue subitement désespérée; non seulement la retraite se trouvait interceptée, mais l'armée était coupée en deux tronçons qu'une nouvelle série de fautes étranges ne devait point permettre de souder.
Reding avait repassé le Guadalquivir le 17 au soir, et
1. Whittinf/liam à mple, Andujar, 21 juillet; Caslanos à la Junte.
9 juillet.
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couché sur les positions dont il avait chassé Liger-Belair, lors du combat de la veille. A la pointe du jour, Coupigny ly avait joint, et conformément aux décisions du Conseil de guerre, ils s'étaient portés sur Baylen K Or, pas un coup de fusil et personne sur la route ; la ville était absolument dégarnie de troupes et ils y avaient pris position.
Tandis que les Espagnols approchaient de Baylen, Dupont reçut la dépèche de Vedel datée de la veille, à Guarroman. -Poursuivi par l'idée d'offensive, les yeux rivés sur les Visos, négligeant les avertissements qui se succédaient sans interruption depuis le 16, enfin commettant la pire des fautes, qui consiste à escompter les succès de son lieutenant et à croire que l'ennemi manœuvrera mal, sa conduite est inexplicable et sera sévèrement jugée : tout, jusqu'à sa réponse à Vedel accuse à la fois les dangers de sa situation et l'absurde opinion qu'il persiste à s'en faire. Aveuglement et suprême imprudence, confiance et perplexité, tout cela se heurte et se mêle dans le désordre de son esprit. On ne sait que conclure, ou plutôt on ne le sait que trop, car nombreux sont les officiers sur les lèvres desquels pourrait se lire le mot que nous n'avons point le courage de prononcer.
Dupont à Vedei.
Andujar, il juillet, 1 heures dumatin.
« Je reçois à l'instant votre lettre de Guarroman, de i<» heures et demie du soir.
L'intention de l'ennemi est évidente. lia voulu nous