Reding à Caslafios. Baylen, -22 juillet
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enfermer dans la Sierra Morena entre Andnjar et Sainte- Hélène, dans Tespoir de nous affamer jmur nous attaqjier ensuite de front. J'espère que le général Dufour sera arrivé à temps à Sainte-Hélène, et que l'ennemi n'aura pu gagner les gorges avant la réunion de vos forces sur ce point si important. Après l'avoir battu, vous le rejetterez sur Baëza et vous établirez une bonne défense à Sainte-Hélène. Faites-y construire quelques ouvrages pour y placer du canon. Ce poste sera alors plus en sûreté.
« Baëza et Linharès devront être aussi gardés.
« Lorsque vous serez de retour à Baylen, le résultat de vos opérations déterminera le parti que nous aurons à prendre. Aussitôt que vous le pjourrez, envoyez-y quelques troupes pour assurer nos communications. Je ne puis pas me dégarnir ici, comme vous le sentez bien, ayant toujours devant moi l'ennoni que vous avez vu et qui paraît être de la même force.
« J'avais craint que le corps qui s'est jeté dans les montagnes ne cherchât à gagner la Manche par Aldea Quemada. Cela nous aurait obligés à un mouvement très long et nous aurait séparées.
« Je ne vous recommande pas de hâter vos opérations, vous en sentez trop l'importance. Instruisez le général Belliard du résultat de vos mouvements, et demandez un itinéraire des renforts cpii doivent être en marche. Leur arrivée ne peut être trop prompte. Il faut reprendre surle-champ l'offensive.
(( Les bataillons de la division Gobert à Madridejos et Manzanarès ont dû recevoir tordre de se réunir à la division. Assurez-vous si cet ordre s'exécute. Il faut que d'autres troupes les remplacent pour assurer la route. Parlez-en au général Belliard. Je l'ai demandé plusieurs fois au général en chef.
RETRAITE ET liATAILLE DE BAYLEN 18b
u J'attends avec impatienrr f/rs /io>'rr/irs de votre journée. J'ai la meilleure e^-firranrr, ii rc ijur tous me dites 1/ ajoute encore. Ce moment est bien important pour nous.
« J'ai gardé les dragons qui m'ont apporté hier votre lettre : gardez ceux qui vous ont porté ma réponse.
(( Mille amitiés.
P.-S. — «Je suis navré de la perte du général Gobert : Je le regretterai amèrement toute ma vie.
« J'espère que votre retour à Baylen sera très prompt ; rennemi fait des mouvements devant nous. »
Oui, sans doute, « le moment était fort important »; suivant l'énergique expression du maréchal Bugeaud, il s'agissait de f le camp, et après avoir hésité, tergiversé, caressé des chimères, Dupont ne le sut point.
Persuadé que les pièces de correspondance suffiraient à établir les faits, nous n'avons voulu ni suivre la guerre à coups de mémoires que les généraux se firent par la suite, ni moins encore les mettre en contradiction avec eux-mêmes. Les malheureux parurent avoir oublié que leurs dépêches démentent leurs déclarations; en se rejetant les responsabilités, ils ont confirmé l'opinion que nous ne craignons point d'émettre qu'il les partagent au
Décamper en plein jour à la vue de l'ennemi était d'autant moins possible que la chaleur étoutfante eût mis la
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colonne en désordre, et Dupont attendit que la nuit dérobât son départ. Outre 1.200 malades, — on en laissa 300 non transportables à Andujar — il fallait escorter le parc d'artillerie, les bagages et les ambulances. On verra bientôt à quoi se réduisait « l'immense «convoi de 800 voitures dont on lui fit reproche. Un témoin oculaire n'a point craint d'écrire que « cette petite armée avait pUis de bagages qu'une armée de 150.000 hommes. De simples capitaines avaient des carrosses à quatre mules. On comptait au moins cinquante chariots par bataillon; c étaient le^ d(''poinlles de la ville de Cordoue ^ »... Certes, la lecture des Marbot, Thiébault, Saint-Chamans, et tant d'autres, est bien faite pour mettre en garde contre les -exagérations dont la passion ou d'autres sentiments moins avouables peuvent rendre coupables des personnes qui pourtant s'aiïublent du titre de témoins ocidaires. Nos appréhensions à cet égard sont si vives que nous voudrions faire suivre tout lambeau de phrase qui leur est emprunté d'une série de points d'interrogation, afin que le lecteur ne se méprît point sur notre pensée.
L'avant-garde se mit en marche le 18 à 6 heures du soir, et la colonne, une heure et demie plus tard. « Il importait beaucoup de dérober notre mouvement au général Gastafios, qui n'était éloigné d'Andujar que d'une portée de canon. Il était impossible d'évacuer la tête de pont et la ville pendant le jour. La marche ne pouvant s'opérer que sur une colonne, les troupes furent disposées de manière à pouvoir combattre en marchant, en avant et en arrière. Placées entre deux corps ennemis, cet ordre était indispensable. Les ambulances, le parc et les i^es furent rangés en conséquence". »