Procès du général Dupont (Arch. Guerre
Voici le dispositif, tel qu'on le trouve dans le rapport de Saint-Jean d'Angély :
. . j M bat""' de la 4' légion et Avant-garde : ^ escadron de chasseurs.
.eneraiCAflAe//. 2 ..
1 bat""' de la 4' légion et 4 c'"" d'élite de cette légion. Générai Chaherl.)
2 pièces de canon.
Dislance, l /i. 1/2.
4" légion.
4 pièces de canon.
Convoi, escorté parle 4° bataillon suisse.
,, , Brigade suisse bchramm.
(.olonne - n • , r»
Brigade Pannetier.
Brigade Dupré. j ^.^..^.^^ ^,^ cavalerie Frésia. 1 escadron de cuirassiers.
Un ordre de marche reflète évidemment les préoccupations et les vues du général, et à ce titre, il mérite plus qu'on ne serait tenté de le croire un examen attentif.
Or ici, Tavant-garde est trop faible, puisqu'on marche à l'ennemi ; le convoi est trop en tête du gros de la colonne et toute la cavalerie est à l'arrière-garde. L'obsédante conviction que la masse principale de l'ennemi n'a cessé d'être du côté d'Andujar se manifeste ainsi par un dispositif qui, sans cette préoccupation exclusive, eût réparti les éléments d'une manière toute différente. Si, d'une part, Castanos devait mettre un certain temps à reconnaître et il passer le pont d'Andujar, de l'autre il fallait enlever le pont du Runiblar, chasser Reding des hauteurs qui le commandent, et le refoulant sur Baylen, s'ouvrir le passage. Les efforts de Dupont devaient avant tout tendre vers ce but, et il suffisait de laisser à l'arrière-garde les forces strictement nécessaires pour contenir Castanos pendant quelques heures. Il n'en fut rien : l'atTaire s'engagea et se poursuivit horriblement mal, parce que la colonne avait été aussi mal disposée. « L'avant-garde sera d'abord seule aux prises avec l'ennemi, à 3 heures et demie du matin. A 5 heures, la brigade de chasseurs Dupré arrivera ayant
dépassé le convoi aux premiers coups de canon, et successivement à 0, 8 et 9 lieures, le reste des troupes^» En d'autres termes, le gros de la colonne mettra cinq heures à se dégager du convoi qui obstrue la 7'oute ,poun' se porte r à la hauteur de V avant-garde ! Des engagements vains et répétés épuiseront les troupes et rendront ses elîorts impuissants; au surplus, une dernière faute sera commise : // s'agit de faire une trouée^ Dupont livrera bataille !
En arrivant à Baylen, Reding avait demandé à Gastaiios s'il devait poursuivre la colonne qui se retirait sur la Caroline, et celui-ci lui avait enjoint de se rabattre sans délai sur Andujar-. Le mouvement devait s'exécuter le lendemain 19, à la pointe du jour,
A environ 6 kilomètres de Baylen, la route traverse le pont du Rumhlar ou Herrumblar, torrent presque à sec dont le lit est encombré de blocs de rochers et les rives escarpées. De là, elle s'élève sur le liane du vallon de la. Dehesa, vers le col de la Croix-Blanche {Collado de la Cruz-Blanca) . En l'atteignant, on se trouve à l'entrée d'un cirque de hauteurs dont Baylen occupe le fond à une distance de l.oOU mètres. A droite, en effet, se dressent le Cerrajon et la Haza Walona; à gauche et symétriquement par rapport à la route, le grandei {a petit Zumacar. Entravers du cirque, du nord au sud, le Cerro de Valentin, issu du grand Zumacar, couvre directement Baylen. De la Croix-Blanche, la route s'abaisse vers le Rio Alamises, qui longe le pied du Valentin, et après avoir franchi le Cerro, elle entre dans le bourg que domine au nord la hauteur de la chapelle San-Cristobcd.
A la sortie de Baylen, la route s'élève versuu court défilé qu'encadrent deux croupes du fond du cirque, le Cerro de las Nieves et V Ahorcado ; de là, elle gagne Guarroman.
1. Rapport de ReynauU de Saint-Jean d'Anyélij. (Arch. GueiTC.)