CASTANOS REFUSE UNE SUSPENSION D ARMES
je leur répondis de prévenir leur général que je n'écoutais aucune proposition, que j'allais l'attaquer et que j'espérais que nous nous battrions comme il faut. Us insistèrent en m'assurant que, dans le moment même, des officiers de l'état-major de Dupont étaient auprès de Reding. Comme le soleil était encore haut, j'envoyai près de ce général un de mes aides de camp (le commandant Meunier) avec injonction de revenir dans un quart d'heure. N'ayant point trouvé les officiers désignés, sa mission était ainsi remplie. Mon' aide de camp voulait se retirer. Reding s'y opposa et le lit conduire malgré ses instances, pour son retour, près du général Dupont.
« Ne le voyant pas revenir, j'ordonnai l'attaque. » L'Ahorcado fut enveloppé, et les bataillons qui b; défendaient se rmdirrnt arn- :] drapeaux et 2 canons. Le San-Cristobal résista énergiquement. « Je le fis vivement canonner et renouvelais l'ordre de l'attaquer lorsqu'un aide de camp du général en chef (le capitaine Darbarin) me remit au milieu du feu une lettre qui me prescrivait de ne rien entreprendre contre l'ennemi. » Cette lettre, la voici : « Je vous prie de ne point agir jusqu'à nouvel ordre. D'après ce qui s'est passé aujourd'hui, // a été coneenu entre M. de Reding et moi qu'on chercherait les moyens de faire un arrangement., et des officiers ont été, en conséquence, envoyés à M. de Gastanos. J'attends sa réponse sous peu d'heures et vous serez prévenu des conditions qui auront été faites. »
La nuit se passa sans que rien fût décidé. « Ce n'est que dans la matinée du 20, par le retour de mon aide de camp, que j'appris la position critique du général Dupont. Que de regrets alors de ne pas en avoir été informé la veille M » D'un mot, Dupont pouvait mettre Vedel au courant de sa situation, pourquoi ne l'a-t-il point fait? Dès