OBSERVATIONS
lo 46V)
i C'est-à-dire les colonnes Dupont et de Vedel.
2 Castaiios dit 9.000 dans son rapport du 24 juillet à la Junte de Se vil le.
)itures doutils.
)rges de campagne.
Artillerie :
Canons de 8
- de 4
Obusiers de 7 pièces.
Caissons de munitions
— de parc
Voilures :
Carros balerus
— Violin
— àlaCatalana.
— de \'aras. . . .
Furijoiu's
Galeras niancheira?^
Fra^ruas de canipaùa
ÉHAL
OTAL C.É.N
En somme, il n'y a là qu'un modeste train de combat de corps d'armée, accompagné de 82 caissons de parc. Oii donc se trouve « l'immense convoi » ? Observons que l'article 12 prononçait la restitution des c voitures prises en Andalousie », et que l'article supplémentaire premier disait : « 11 sera fourni deux charrettes par bataillon pour le transport des porte manteaux des officiers. » Dès lors le décompte est facile, à quelques unités près; il suffit de consulter la situation de l'armée, au 6 juillet.
22 généraux emmenèrent 44
80 officiers d'état-major 80
19 chefs de corps 1!)
32 bataillons 64
!) régiments de cavalerie 10
Artillerie et génie 4
Tolal iÔT
Encore sommes-nous trop larges sans doute pour l'étalmajor en donnant des voilures aux aides de camp, commissaires des guerres et adjoints qui n'avaient évidemment que faire d'un tel luxe. Et c'est là tout ce qui fut concédé à l'armée, non point sur « rimmense convoi » ameiir <r.\niliij((i\ maif, snr la totalité du nidh'riel de tran^itorl (jid, (tune part, suivit Dupont à Udijlcn, et de tautre, s y rabattit avec Vedel. Qi\ sont, répétons-nous, les 600 voitures qui manquent au convoi de Dupont? Certes, s'il eût traîné derrière lui des bagages à la Darius, Castafios n'eût point manqué d'en parler.
Or, la « lielacion » ?ien dit mot et n^y fait aucune allusion. La réponse est péremptoire. Dupont avait ordonné au colonel Huchet, commandant la gendarmerie, de l-rùlcr tous les équipages non réglementaires, et il faut croire que ses ordres avaient été rigoureusement exécutés. Dépouillé de sa correspondance, de son registre d'ordres, le malheureux général dut bas(>r sa défense sur de
simples souvenirs. « Ses hésitations et ses incertitudes furent l'image de la situation d'esprit et de cœur où il se trouvait dans ce moment fatal, situation dont tous les actes qu'il avoua portent le déplorable caractère*. ),
L'accusation voulut voir aussi dans l'article 15 « une stipulation flétrissante pour le soldat français, qu'elle inculpa d'un pillage honteux, d'une stipulation sacrilège '. » A ce sujet, Marescot rapporte que, se tenant renfermé dans sa chambre à la maison de poste, tandis que Chabert et Villoutreys discutaient les conditions de la capitulation, les commissaires espagnols s'adressèrent h lui pour l'insertion de cet article.
« Hs alléguèrent l extrême sxperstition du peuple^ son exa.'ipération. Ils dirent qu'ils ne répondaient pas qu'il ne se portât à des violences pour retrouver les objets du culte. Il fallait ôter à ces rebelles furieux qui, dans les hôpitaux, sur les routes, partout enfin, massacraient les Français, le prétexte d'égorger les prisonniers qu'ils allaient avoir. // fallait Oter aux commissaires espagnols le prétexte qu'ils cherchaient visiblement de rompre la capitulation et d'éluder le retour de F armée en France, qu'ils se repentaient cf avoir accordé ; prétexte qu'ils coloraient sous celui de leur sûreté })ersonnelle, qui. disaioiit-ils. exiui'ait l'insertion de l'article. Je tâchai d'en faire moditier la rédaction. On spécifia que la recherche des vases sacrés ne serait faite que par des officiers français et non par des officiers espagnols, ainsi qu'ils le prétendaient, et que la remise en serait faite sur parole. L'article fut encore rédigé de manière à ne pas convenir positivement que les argenteries eussent été enlevées. Elles devaient être rendues dans le cas seulement où il s'en trouverait '. »
Or il ne s'en trouva point. Les journaux n'eussent
1. Cf. Conclusions (lu Procureur général. (Arch. Guerre]. •2. Précis historique du général Marescot. (Arch. Guerre).
iJii2 GUERRE D ESPAGNE
point manque d'en parler, d'en donner l'inventaire, et d'ailleurs, à l'arrivée des généraux et des états-majors au port Sain/.e-Marie, la populace, ayant ouvert et pillé les bagages, ne dècourrif rien.
L'armée devait être conduite sous escorte à San-Lucar et Rota pour être embarquée à destination de Rochefort. Le commandant Rouvier, de l'état-major de Marescot, entendit rép<'ter à Castanos « qu'il répondait de re.rérufion des (ir/ich's stipulés, (ju'il se clmi-gcait de ce qui coucernail tes Auijhiis. Le ctinDuissairc de la Jnnte, comte de Tillg, diutudit les luéiues assurances^ . )) Mais, si chacun sait qu'en violation du traité elle fut emprisonnée sur les pontons de Cadix, après avoir été décimée en route par le poignard et les fusillades des Espagnols, on ignore qu'afm de les massacrer sans danger, les misérables eurent la lâcheté de faire dépouiller les soldats, mr r ordre même de nos généraux, des couteaux qui leur restaient pour défendre leur vie-.
Les troupes de Dupont défilèrent à Raylen, le 23 juillet, et, le lendemain, celles de Vedel, qui avaient couché à Guarroman.
Cas tau os à la, I unie de Séville.
■1\ juiliel.
(( En vertu de la Convention, la division Dupont, forte de 8.000 hommes, a mis bas les armes dans la journée d'hier en ma présence, devant le centre de mon armée, à une distance de 400 toises de notre camp : elle nous a abandonné ses aigles, ses drapeaux, son artillerie, ses munitions, toutes les voitures et écjuipages en un mot tout