Interrogatoire du comte Bouvier, 8 oct
2. Ordres des çiénéruux Rowjer et Fre'sia pour la rec/ierctie des couteaux et poignards, 4 août (Arch. Guerre).
ce qui n'était pas expressément excepté par la capitulation.
« Dans la même soirée, je me suis rendu à Baylen pour y passer la revue des divisions Rcdinçr et Coupio;ny. Du fond de mon cœur et les larmes aux yeux, je remerciai chaque soldat de sa persévérance. L'aspect de ces soldats qui, oubliant leurs peines, leurs fatigues, leurs dangers et même la brillante victoire qu'ils venaient de remporter, ne^ pensaient qu'à manifester leurs vœux pour leur roi Ferdinand Vil et ne demandaient qu'à être conduits à de nouveaux triomphes, me combla de joie.
« Ce matin, les divisions Gobert et Vedel, réduites ensemble à 9.000 hommes, sont entrées dans Baylen pour mettre bas les armes et rendre leur artillerie. J'aurai l'honneur de vous transmettre l'inventaire de tout ce qui est tombé entre nos mains ^
H En vérité, la fortune, en cette occasion, a été une fois juste; elle a même dépassé nos espérances. Hier, je suis allé au quartier général de Dupont ; la division Lapefia et la réserve étaient formées en bataille ; les Français ont défilé devant nous. La première colonne, de 2.000 hommes, a excité notre admiration ; elle était entièrement composée d'hommes de la taille des grenadiers. Les colonnes suivantes étaient aussi de la plus belle tenue. Quel spectacle pour moi! La plus grande humiliation que /fis arrof/ants soldats <lfi l'arrogant Napoli-oti lient essuyée jusqu'à présent 1 Je ne sais quels sentiments ont éprouvés nos troupes en voyant défiler nos ennemis ; quant à moi, je crus que le Ciel m'envoyait un songe, et, élevant mon cœur et mes mains vers le Dieu des armées, j»' lui offris mes actions de grâces pour sa toute-puissante assistance.