‹ Guerre d'EspagneChapitre 136 sur 207 · RAPPORTS SUR LES OPÉRATIONS DE BATLEN · texte numérisé non relu

RAPPORTS SUR LES OPÉRATIONS DE BATLEN

de là que partit le général Dupont dans ses attaques contre notre centre et notre droite.

« Lorsque le jour parut, no- linupo iMiii-'iit déjà rentrées eu possession des hauteurs; et l'ennemi, qui avait r avantage de former ses colo?i?ies à couvert de notre feu, grâce à /a meilleure position qu^ elles occupaient^, et protégé par son artillerie, attaqua différents points de la ligne. Partout il fut ramené et poursuivi, tn dépit de la vigueur des eharges qu'il renouvela sans autre interruption que le temps nécessaire pour se replier et former de nouvelles colonnes, et sans pouvoir gagner du terrain. En diverses occasions pourtant, il rompit nos lignes avec l'intrépidité naturelle chez des troupes habituées à vaincre, arrivant jusqu'à nos batteries, qui, ce jour-là, furent servies d'une manière qui Tépouvauta et l'atterra, car non seulement elles démontèrent à l'instant les siennes, mais elles détruisirent toutes ses colonnes. A midi et demi, l'ennemi, fatigué et désespéré de n'avoir obtenu aucun avantage, entreprit une dernière attaque dans laquelle le général Dupont et les autres généraux se mirent à la tète des colonnes ; mais, en dépit de l'intrépidité et des ellorts les plus extraordinaires, les résultats furent aussi vains, et dans cette situation, le général Dupont demanda à capituler : les hostilités furent suspendues dans fune et r autre armée, chacune d'elles restant sur ses positions-.

Page 1