‹ Guerre d'EspagneChapitre 137 sur 207 · Voir la note de la pa-e pivi-.-.linte · texte numérisé non relu

Voir la note de la pa-e pivi-.-.linte

2. Les pièces que nous avons données fournissent des preuves péremptoires du contraire. Castanos, d'ailleurs, reproduit ici un passage du rapport de Reding : En este estado pidiô el gênerai Dupont entrai- en capilulacion, y se suspendieron las hosfilidades, conviniendo en queder coda uno exercilo en sus respectivas posiciones. » Oui. sans doute, tel fut l'arrangement convenu entre Reding et Dupont, mais il valait bien la peine que Castaùos rappelât qu'il ne l'avait point ratifié et que son année, loin de rester sur ses positions, n'avait cesse' de manœuvrer autour des troupes françaises pour acfiever leur investissement, et même de les menacer. Peut-être jugea-t-il ne pouvoir l'écrire : en quoi il fit bien, laissant à l'histoire le soin de révéler l'indignité de sa conduite et celle de ses lieutenants.

« Le maréchal de camp marquis de Coupigny, chef de la 2" division, de commun accord avec le général Reding, commandant la 1'% accourut avec ses forces sur les points les plus exposés dans les trois attaques générales, et par SCS connaissances comme par son valeureux exemple, contribua aux heureux résultats que je viens de rapporter.

(c ... Si la conduite des généraux Reding et Goupigny est digne des plus grands éloges, celle du lieutenant général D. Manuel de la Pefia ne l'est pas moins. Avec son corps de réserve et la 3* division, sous les ordres du maréchal de camp D. Félix Jones, il s'est emparé le 15 au matin des Visos d'Andujar, hauteurs d'oii il tua beaucoup de monde à l'ennemi et démonta deux de ses pièces. La surprise que causa à Dupont l'enlèvement de cette position, et la crainte que ces divisions n'attaquassent le pont et les gués avoisinants, lui firent sans doute concevoir le projet d'abandonner la ville, ce qu'il fit dans la nuit du 18 par le chemin de Raylen. Informé de ce mouvement au point du jour, le 19, le général de la Peila se mit à sa poursuite et donna le commandement de son avant-garde à D, Rafaël Menacho, chef du régiment de Gampo Mayor. La marche si rapide de ses troupes, la lassitude, l'excessive chaleur, la soif, s'opposèrent insurmontablement à leur désir de se battre; et si elles n'eurent point ce bonheur, au moins leur approche atterra l'ennemi, car les quatre premiers coups de canon que tira l'avant-garde et qui indiquèrent à Reding et Gou])igny la position de la Pefia, décidèrent Dupont h capituler. Il envoya plusieurs parlementaires, les hostililrs ccssrrrni et les deux armées restèrent sur les positions quellrs occupaient.

Pendant cette suspension^ le général Vedel, qui était à Guarroman, fit un mouvement sur Baylen, en manquant

Page 1