‹ Guerre d'EspagneChapitre 138 sur 207 · RAPPORTS SUR LES OPÉRATIONS DE BAYLEN · texte numérisé non relu

RAPPORTS SUR LES OPÉRATIONS DE BAYLEN

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discrr/inii sans plus parlementer; mni-^ \' nJi'] n'totunia au point (l'nit 'il il ah partie et Von Ir-a'iUi dr lu < aiiUulation '. « Tandis que les quatre divisions mettaient à exécution le plan d'attaque qui leur avait été prescrit, le lieutenantcolonel D. Juan de la Cruz, suivant mes instructions, se dirigea au nord-ouest d'Andujar, passa le fleuve au pont de Marmolejo, et s'établit sur les hauteurs de la Sementera sur le flanc droit de l'ennemi... Les graciés [indultados de Malaga - et les guérillas de chaque corps reconnaissaient les bois d'oliviers du voisinage, lorsque, le ifi au matin, l'ennemi les attaqua : ils durent se retirer sur les tirailleurs de Cadix, qui étaient en première ligne et les soutinrent bravement. Et comme les forces de l'ennemi étaient très supérieures, ce bataillon fut obligé de se replier sur les autres corps, qui s'engagèrent à l'envi ; de sorte que l'ennemi abandonna le champ de bataille en y laissant plus de trente tués et une multitude de blessés. De

1. Avec quelle légèreté et quelle rapidité tout cela est dit ! «Durante esta suspension el çjeneral Bedel lùzo un inovimiento sobre Baylen, faltando à las le'/es de la querra^>. Puisqu'il nv avait point de suspension, puisque Castaùos n'y avait point consenti. \êà(;\ ne pouvait y manquer en attaquant Baylen. D'autre part, lisez les dépérhes de Lapeùa. et vous verrez que les mouvements de ce général et de son rollègue 1),. Félix Jones, pour achever de cerner Dupont ne furent point la cnnséquence du mouvement incriminé de Vedel, mais un acte d hostilité inir et simple par lequel ils voulaient ariiener Dupont à « rendirse a discrecion, sin dar hifjar à mas parlamtmtos». Les manœu%Tes de l'ennemi autour de Baylen et ses menaces ne cessèrent pas un instant, bien que Vedel volviese à ocupar el punio de donde hahia salido. cest-à-dire qu'il se fût replié sur Guarroman. Cette situation peut se traduire ainsi : Il y a suspension des hostilités pour le corps de la Gironde, mais non point pour l'armée espagnole, qui demeure lil re d'assurer et détendre ses positions, de manœuvrer pour fermer le ce -de d'investissement et imposer la capitulation dans les termes qui lui conviendront.

2. Les contrebandiers, voleurs, déserteurs, et autres gens, aussi peu recommandables de Malaga, qui avaient bénéficié de l'édit de grâce du 30 mai, et s'étaient formés en compagnies.

notre côté, nous eûmes dix-sept tués et vingt-cinq blessés. Après cette glorieuse allaire, les troupes se transportèrent sur les Penas del Moral, et elles y demeurèrent jusqu'au moment où, averties que dans la nuit du 18 l'ennemi abandonnait Andujar et se retirait sur Baylen, elles se mirent en marche sur le bourg de Banos, pour communiquer avec la division Reding et combiner leurs mouvements avec elle. Mais, avant d'y arriver, elles entendirent le feu qui, par sa vivacité et sa continuité, ne laissait aucun doute sur la rencontre de Dupont avec nos divisions : aussi D. Juan de la Gruz accéléra sa marche, et ses avant-postes s'établirent à deux portées de fusil de l'ennemi, qui se trouva dans l'impossibilité de puiser de l'eau au Rumblar dans cette partie...

<( Le 22, les troupes de la division Dupont, au nombre de 8.242 hommes, défilèrent devant notre armée, rendirent leurs armes, aigles et drapeaux, et se constituèrent prisonnières de guerre. La division Vedel, forte de 10.000 hommes, remit aussi ses armes et son artillerie le lendemain.

« Les pertes de l'ennemi s'élèvent à 2.200 morts sur le champ de bataille et 400 blessés^; les nôtres sont de 243 tués, dont 10 officiers, et 735 blessés, dont 24 officiers.

« Finalement, ce rapport serait interminable, s'il fallait énumérer tous ceux qui se sont montrés dignes du nom espagnol. Il suffit de dire que l'ennemi était avantagé de toutes les manières, et en elfet :

« 1° Ses forces s'élevant à 12.000 hommes, il avait la supériorité du nombre, et bien que les troupes de Reding

1. Cette disproportion est effrayante, et Ton croirait qu'il y a erreur de copie. Mais Gastaàos eut le temps de faire faire le relevé exact de nos pertes, et d'ailleurs le capitaine Whittingliatn accuse les mêmes chiffres. La chaleur était si forte que, le défaut de soins aidant, les blessures devinrent toutes mortelles. On entendra Thiébault à ce sujet. L'eau, les objets (!(pansement, presque tout manquait ; le soleil et l'entassement firent 1( reste.

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