Du/jijiit à Savarij, 10 juUlet
non compris 4 bataillons pour assurer les communications avec Madrid 1 »;
3° Los instructions de Gobert ne portent nullement qu'il marche j)our appuyer la retraite de Dupont qu'on prévoit être forcée, et que ce général ne doit l'appeler à lui que « dans le cas où la sûreté des deux divisions qu'il a serait compromise. » On y lit seulement ceci : « Vou>^ êtes destiné à appuyer le général Dupont, et s'il vous appelait à lui, il ne faudrait pas perdre un moment. Vous ouvrirez ses dépêches, et si vous voyez qu'il réclame instamment de l'appui vous marcherez avec toutes vos troupes pour le rejoindre, en ayant soin de prendre des précautions pour que le défilé de la Sierra Morena ne soit jamais intercepté ~ » ;
4" De la confiance ! Savary en montra plus que Dupont. Si Gobert part, il n'aura plus d'inquiétude -^ « Continuez, écrit-il à Dupont, à tenir votre positioti d'Andujar : vous y êtes plus que respectable pour r ennemi qui est devant vous ^. n Et à Berthier : « Je vous le répète, Dupont est bien assez fort pour obtenir un succès, soit qu'il attaque ou quil soit attaqué ; mais il n'est point en mesure de poursuivre'-". »
Au surplus, son optimisme n'était peut-être qu'officiel et de commande. Les affaires se gâtaient, et même il avait maille à partir avec Berthier dont il contrecarrait les instructions, en sachant que le chef d'état-major général était le porte-parole de l'empereur. Audace ou plutôt courage dont il faut lui tenir compte, car enfin l'étrangeté d'une situation qui lui imposait de commander à des maréchaux, lui simple divisionnaire, et les diffi-