La Forêt le lui avait assez représenté
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part au combat livré par le général Belair le 16, le commandant d'Alîry, du bataillon du 3" suisse-français, auquel Girardin donne le nom de colonel Castella, inconnu au corps de la Gironde, s'était achemine' isolément sur Madrid, où il était arrivé dans la soirée ou la nuit du 25 au 26. Invité par Savary à lui fournir un rapport sur ce qu'il avait vu ou appris, d'Afl'ry avait rendu compte de la mort du général Gobert et de la retraite de Dufour sur Sainte- Hélène •. Ce rapport était corroboré par le commandant Plique du bataillon détaché à Madridejos, sur la ligne d'étapes, et qui annonçait une défaite-. L'état-m;ijor générai se refusait à croire à un tel malheur, qui devait rendre la position de l'armée en Espagne des plus critiques. « On en a dit autant de Bessières après le combat de Médina del Rio Séco. J'en conclus, écrit Savary, ce que je désire, que l'un n'est pas plus vrai que l'autre-^ »
Tous les doutes cessèrent le 28, à l'arrivée d'un oflicier expédié de Madridejos par le commandant Plique et porteur d'une lettre écrite sous la dictée du capitaine Villoulreys, qui avait quitté Caylen, le 24, avec la triste mission « de porter l'acte de capitulation à S. E. M. le duc de Rovigo, sous l'escorte de troupes de ligne espagnoles». Il marcha « à jms de tortue, sans daigner même donner de ses nouvelles ni dire à peu près ce qu'il en était^ », jusqu'à ce qu'il atteignît Madridejos. Au dire de Savary, « il voyageait dans une calèche à lui, conduite par ses propres chevaux, et sa calèche était chargée d'objets non soumis à la visite"'. »
Bref, la lettre de Plique annonçait officiellement le désastre, et aussitôt, après avoir rassemblé un conseil de-