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Journal de iiiranlin. H. I.^IS et suiv

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LL. EE. le comte de Tilly et D. Francisco Xavier Gastafios, général en chef de notre armée. Au bruit des décharges du parc d'artillerie, et au milieu des vivats et des acclamations du peuple entier accouru pour voir entrer le vainqueur de Baylen, celui-ci s'est dirigé, avec une députation delà Junte, à l'église métropolitaine pour rendre grâces de sa victoire au Dieu des armées et à notre saint roi Ferdinand. De là, il s'est rendu à pied à la Junte suprême, qui l'a reçu avec l'effusion due à son mérite et à ses services : elle lui a donné la couronne de laurier, et ce symbole de la victoire, entre les mains du héros, a rappelé aux Sévillains attendris les triomphes de la Rome antique ^ »

Comme la fable, l'histoire ne vaut que par sa morale. Le Moniteur garda pendant plusieurs mois un mutisme absolu sur les affaires d'Espagne. Il lui arriva pourtant de lâcher une énormité: a Le roi a quilté Madrid^ et toute Tannée est entrée dans des quartiers de rafraîchissement"^. Puis un beau jour, le silence à la longue ne pouvant plus être observé, parut un fulminant réquisitoire contre Dupont... « CommeSabinusTiturius.il aétéentraînéà saperte par un esprit de vertige, et il s'est laissé tromper par les ruses et les insinuations d'un autre Ambiorix; mais, plus heureux que les nôtres, les soldats romains moururent les armes à la main, etc. » Démêle qui voudra ce pathos : c'est ainsi que la France apprit du même coup la catastrophe et la honte qu'on la conviait à partager. Peut-être ne vintil à la pensée de personne que les faits présentés et les responsabilités invoquées n'avaient d'autre but que d'égarer r,opinion en chargeant un héros de la veille des péchés d'Israël.

L'Andalousie exulta dans son triomphe. « Sévillans !

1. Gaceta ministorial de Sévilla, del miercolis d'Agosto (Arch. Guerre).

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