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di'partementi>? Le Bitllc/in dr^ lois ne donne jamais ia répartilion des levées extraordinaires et subséquentes, non que la chose fût impossible, mais parce qu'afin de les assurer les bons départements avaient le cruel avantage d'y contribuer sans mesure. Prenons un bon et un mauvais département, la Gironde et la Haute-Garonne, comptant 350 et 500.000 habitants. Le premier fournit 276 hommes aux levées extraordinaires, supplémentaires et complémentaires de 1809, alors que l'autre y participe pour 16041

C'est ainsi qu'un Gouvernement despotique, disposant à la fois des pouvoirs législatif et exécutif, usa en toute liberté des forces vives du pays, épuisa les ressources de la conscription et finalement conduisit la France à sa perte. Maître des journaux et remplissant leurs colonnes des offres d'hommes, de chevaux et d'argent que le peuple lui aurait faites, et qui n'étaient que l'exécution pure et simple de ses ordres aux ministres; citant tel département qui se distingue par son amour pour sa personne sacrée ; journellement instruit par les préfets de la situation de l'opinion publique, non pour l'éclairer mais pour la ployer suivant ses désirs. Napoléon la cravache à la main faisait marcher jusqu'au dernier Français. La duplicité ici et le charlatanisme allaient de front avec le génie, et ce qu'il y avait d'extraordinaire, c'est que chacun s'y laissait prendre et que ses volontés passaient sans rencontrer la moindre résistance.

D'arbitraire en arbitraire, et de violation de la loi en violation, sous l'empire de la nécessité. Napoléon en arriva à une monstruosité. Il ne viendra à l'idée de personne d'infirmer des faits dont la démonstration est malheureusement trop facile; si peu connu que soit ce coin de notre histoire et si formellement opposé peut-être qu'il soit aux conceptions d'un chauvinisme par trop disposé à la dénaturer et à méconnaître ses enseigne-

ments, nous n'hésiterons point à reproduire ici un document qui nous servira de conclusion en témoignant que finalement toute réglementation fut foulée aux pieds.

Génrral dHastrel au préfet de... ' (Cir. confidentielle).

Paris, le janvier 1814.

« Sa Majesté vient par un décret d'ordonner la levée de 1815 dans votre département.

<* Dans un temps ordinaire, vous auriez à vous occuper de l'apurement des classes de 1813 et 1814; à faire former par les maires les listes des jeunes gens qui appartiennent par leur âge à la classe appelée ; à faire procéder j>ar les sous-préfets au tirage au sort ; mais les circonslances sont tellement impérieuses, et le besoin d'accélérer le départ des conscrits est si pressant que, négligeant ces opérations préliminaires, vous devez faire procéder sur-lechamp à l'examen des conscrits et au départ de ceux qui seront jugés capables de servir.

« A la réception de cette lettre, vous ferez donc publier et afficher, dans toutes les communes de votre département, un avis portant que tous les jeunes gens nés depuis ot compris le l^"" janvier 1795, jusques et y compris le :)1 décembre de la même année, seront tenus, sans aucune «xception, de se présenter aux jour et heure que vous aurez fixés pour chaque canton, devant le Conseil de recrutemenl. au chef-lieu du département, à l'etlet d'être examinés.

" Le premier jour d'examen est fixé au Le départ

des conscrits examinés par le Conseil et désignés pour faire partie de l'armée aura lieu successivement et à mesure de l'examen. Ainsi, le premier examen devant être

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