‹ Guerre d'EspagneChapitre 182 sur 207 · Ordre de Clarke, 30 décembre (Arch. Guerre · texte numérisé non relu

Ordre de Clarke, 30 décembre (Arch. Guerre

lesquels statua la Commission; mais, comme il en fut ajouté d'autres en 1812 tendant à prouver, par leur longue énumération au moins, la portée et les conséquences du crime commis par Dupont et ses complices, — nous disons crime, alors que la Commission avait conclu à fautes; et délits — on comprendra qu'avant tout il faut rapporter la procédure. Napoléon voulut-il prévenir le jugement de l'histoire et rejeter à l'avance la part de responsabilité qu'elle ne manquerait point de lui attribuer? Il se plut à montrer dans Dupont « tm général en « chef investi dhine grande latitude de pouvoirs », et muni seulement de « recommandations^ ». Or, on conçoit du reste à quoi se réduisait la « latitude de pouvoirs » d'un général placé sous la tutelle de l'empereur; elle était si étroite qu'il n'avait d'autre alternative que d'être victorieux ou déshonoré.

Certains crieront à l'anathème ; nous ne saurions sacrifier notre conviction au désir de leur plaire. Napoléon ne vit d'abord dans Baylen qu'un événement par lui-même secondaire et d'une réparation facile, puis effrayé de ses conséquences et de ce que ses conséquences démontreraient quant aux causes qui l'amenèrent, il crut trouver dans la procédure exercée contre Dupont une sorte de restauration de la virginité de ses armes, bien plus, une revendication d'impeccabilité militaire. Après tout, Napoléon était homme, et pour la première fois, en môme temps que la fortune l'abandonnait, le sentiment le plus puissant et le plus enraciné qui fût en lui, l'orgueil était mortellement blessé. De là, de farouches, d'épouvantables colères; les auteurs de la capitulation «porteront sur « l'échafaud la peine de ce grand crime national-. »

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