Défense de Villoutreijs en 1812 (Arch. Guerre
1. Inten-of^aloire de MavescoL 28 septembre 1808 (Arch. Guerre,.
capitulation, les divisions ennemies n'ont point changé de position et rendu plus mauvaise encore celle de Dupont, Marescot répondit : « Sam doute, car feu ai traversé plusieurs qui étaient eu tnarche^.» Comme le Conseil reprochait à Legendre de n'avoir pas stipulé que chacun resterait dans ses positions, ce qui eut empêché l'armée française d'être cernée, il déclara « qu on l' avait stipulé ; mais V ennemi n'en tint aucun compte ; (Pailleurs les montagnes pouvaient cacher ses mouvements-. »
On se trouve en présence d'un dilemme: ou bien l'armitisce fut repoussé, et dès lors, non seulement les Espagnols eurent toute liberté d'évoluer autour de l'armée française, mais Dupont et son état-major ont menti; ou bien l'armistice fut consenti, et Castanos, à son éternelle honte, le viola.
Dans ces conditions, avec un ennemi qui n'acceptait que la reddition à merci et sans aucint délai, s'agissait-il de siipiih'r quoi que ce fût pour les garau-
\. Interrogatoire de Marescot, 28 septembre 1808 (Arch. Guerre).
2. Interrofiatoire de Legendre. 16 février 1809 (Arch. Guerre).
6. — Le 20, le général Marescot qui , invité par le général Dupont, avait été trouver le général" Lapena dans l'espoir d'obtenir des conditions supportables, ne rapporta qu'une sommation de se rendre à discrétion.
Un conseil de guerre fut convoqué par le général Dupont, et ceux qui le composaient ayant opiné pour une capitulation, elle fut résolue. Â ce conseil de guerre, ne furent appelés ni le général Vedel ni aucun officier de sa division.
ties^ la ditire et les « formes »
(Tiin armistice qui n existait pas^ qui même était catégoriquement repoussé?
6. — Marescot fut expédié à Castafios et non à Lapena. Ce dernier qui, la veille et dès son arrivée sur le Rumblar, avait notifié à Dupont qu'il avait ordre de l'attaquer s'il ne se rendait à discrétion, arrêta Marescot au passage, l'empêcha de poursuivre sur Andujar et l'informa qu'il avait les pouvoirs nécessaires pour traiter. Comme Marescot n'avait point mission à cet effet, Lapena l'invita à retourner auprès de Dupont en ne lui accordant qu une heure pour rapporter la réponse'. De là le conseil de guerre, auquel il fut impossible de convoquer Vedel ou aucun de ses officiers, puisque le camp de Dupont se trouvant entre le Rumblar et la Croix- Bhiiirhr. ^11 f/irision en était à une distance de près de 2 lieues.
Le conseil de guerre fut unanime à déclarer qu en capitulant « on cédait à la nécessité mili- « taire la plus évidente », que
1. Lapena « Castaiios. 28 juillet. Marescot dit une heure et Lapeùa une heure et demie i
7. — Les officiers interrogés prétendent que la négociation pour la capitulation prit une tournure plus défavorable par l'interception d'une lettre du général Savary, qui annonçait de fâcheuses nouvelles et rappelait à Madrid le général Du-
« le moral de la troupe était irrs « altéré », que « presfjiie toute <( r artillerie était ilémontée »,onfin « qu'on ne pouvait engager (( une nouvelle affaire avec (( quelque espoir de succès. » La situation était bien telle. Barbou et Frésia venaient de perdre 2.400 hommes, et la brigade suisse avait passé à l'ennemi; autrement dit les forces de Dupont ne s'élevaient plus qu'à 5.400 soldats épuisés par la faim et la soif, dévorés par un soleil ardent, entassés au milieu des cadavres. Puis, Gastanos ayant ordonné à Lapena de s'établir « sur le flanc droit de Dupont, et <( à Jones de le remplacer sur le « Rumblar, e?i dégageant Redintj « et Coupigny ce mouvement (( leur permit de faire face à « YedelK^^
7. — Nous nous inscrivons en faux contre les allégations du rapporteur. La dernière lettre de Savary parvenue à Dupont porte la date du i::] juillet. Celles des 14, iô\ 17 et 18 furent interceptées et remises à Gastanos.
Que n'interrogea-t-on Savary?
\. Journal du colonel espagnol Bouli g ny (Arch. Nat, APiv 1606).
pont, f observe que la première lettre du général Savary au général Dupont, à laquelle ceci puisse être rapporté, est celle du 9, et la deuxième celle du 17 juillet, lesquelles sont conçues' avec beaucoup de discrétion et de réserve, et nont pas dû relever autant les prétentions de l'ennemi.
^. — La capitulation fut arrêtée, conclue et signée par le général Chabert, comme porteur de pouvoirs, et par le général Marescot, comme témoin seulement. Les conditions furent apportées au
il eût attesté avoir envoyé, le 19^ par M. de Fénelon, un billet portant ordre à Dupont de se retirer sur la Sierra Morena et Madrid, en raison des événements de Castille. Castafios montra le billet à Marescot, qui en prit connaissance, et Villoutreys rapporta le fait^. Au surplus, le capitaine anglais Whittingham, attaché à la personne de Gastanos, et qui se trouvait au quartier général espagnol, écrivit le 21 à Dalrymple, gouverneur de Gibraltar : « Pendant la négociation, « le général CastaFlos reçut des « dépêches interceptées du duc de « Rovigo à Dupont, portant ordre « de se retirer immédiatement sur u Madrid, parce que l'armée de « Galice s'avançait rapidement . »
Et il ajoute, fait de toute gravité :
« Ceci détermina le général Cas- « tanos à comprendre le général « Vedel dans la capitulation. »
8. — G'est le 19, à l'issue même de la bataille, que le général Privé fut trouver Dupont, et sa démarche n'eut rien de commun avec celle de Vedel, ainsi que le rapporteur le donne à entendre-.
1. Rapport de Marescot. 2 septembre, et deuxième interrogatoire de Villoutreys, du 30 août «808.