‹ Guerre d'EspagneChapitre 190 sur 207 · Journal du ge'néral Privé · texte numérisé non relu

Journal du ge'néral Privé

général Dupont par son plénipotentiaire, Chabert, le 21. Il les lut, discuta et consentit, et cependant les troupes du général Vedel étaient hors de l'atteinte de l'ennemi :

elles pouvaient, elles devaient lui échapper.

Elles étaient arrivées à Santa-Elena, le 21, à midi : elles touchaient au passage de la Sierra Morena.

Le général Vedel avait fait proposer au général Dupont de s'entendre pour rompre la trêve, reprendre les armes contre Reding, placé entre deux divisions françaises, et de se faire jour vers la Caroline. Le général Privé avait montré au général Dupont toutes les chances de succès : il l'avait engagé à retirer les troupes nombreuses commises à la garde des bagages qu'on pouvait, qu'on devait alors sacrifier, et qui, évalués

Au dire de Vedel', dire confinné par Privé, dans la journée du 20, le capitaine Baste se rendit par son ordre auprès do Dupont pour lui proposer d'attaquer l'ennemi le lendemain, au point du jour, et à un signal convenu. « Tout ce qui entourait le général en chef témoigna hautement un avis contraire au mien, et l'on prétendit que cela gâterait tout ce qui était déjà fait'-^. »

En passant, on observera que, s'il y avait eu armistice, cette -propoùtion eût été contraire à la bonne foi et aux lois de la guerre. Mais, comme il est démontré que Castahos avait rejeté la suspension d'armes primitivement accordée par Reding, une reprise subite de Voffensive et sans déclaration préalable était de |j/em droit.

Dupont a nié la démarche de Vedel et s'est borné à en demander la preuve. Mais par contre, il déclare « l'avoir fait prévenir « secrètement de se tenir en me- « sure d'opérer sa retraite en « dérobant son mouvement, si (( le résultat de la négociation le « rendait nécessaire 3. » Et Ve-

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