Inten-og. de Chabert, 20 février
Ce général écrit le 21, à Castafios :
« Sur ce que vient de me rap- « porter Coupigny, j'ai envoyé « dire à Dupont qu'il sera res- « ponsable s'il ne fait le ncccs- « saire pour que la division Vedel « revienne à son point de départ, « et je porterai ce soir la mienne « plus en avant, afin d'être davan- <( tage sur l'ennemi [j^ara cstar « mas cncima del enemigo)^ au « cas oii le susdit Dupont com- « mettrait cette nuit quelque tra- « hison. Je vous prie de me dire « si vous l'approuvez ; en atten- « dant je resterai où je suis.
<( ... D'après l'ordre que m'a « communiqué Orvegôzo, je sus- « pendrai le mouvement que (( j'étais sur le point de faire « lorsque le général Ghabert est (( arrivé. Dupont est complète- « ment cerné. »
Et le 22 : « Le général Ghabert m'ayant présenté ce matin, « au lever du soleil, la lettre de « Vedel 011 celui-ci acquiesce à « toutes les clauses de la capi- « tulation de Dupont, /'«/ sus- « 'pendu V attaque que [allais « faire en excellente position, « car déjà mes avant-postes, qui « étaient à une portée de pista-
« let de l'ennemi, tiprrs Savoir « délogé sans qu'il ait répondu « à mes coiip^ de jnsil^ étaient (( snr les Français, qui ni ont (( demandé la pennission d'in- « hume?' nn de leurs généraux. ^ »
C'est donc le poignard sur la gorge que Dupont rappela Vedel.
Et comme si le poignard ne suffisait point, Lapena usa de la famine : « Je viens de laisser pas- » si'j' /l's riri-)'s. Je r avais eni-
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« manquent <i suHrm/ ù leur pa- « rôle. »
Certes, les menaces n'étaient point vaines et l'ignoble personnage était prêt à massacrerla division Barbon, à lui passer sur le corps pour rejoindre Reding et se lancer avec lui à la poursuite de Vedel.
Qur le retour de Vedel répon- <lil ou non (ni.r désirs ilc Ihiponl .
l'cnnrini l'imposa, s(j//>. prini' dr rupture du traité et d' une r récution sommaire.
A-t-on démontré que le pas-
1. Ttépèches de Lapena à Caslanos, 21- 22 juillet. « Pues ya mis avanzadas, que « estan à tiro de pistola de los eneruigos, « des pues de haberles desalojado siu que « hayan contestado à mis tiros, se hallan « sobre los Franceses... »
sage de la Sierra Morena était libre? Nullement. Oij s'étaient portées les colonnes de Juan de la Gruz et de Valdecanas, si ce n'est sur les derrières de Vedel?
Et la division Goupigny? Déjà, dans la journée du 20, douze ou quinze heures avant qu'il n'entreprît sa retraite, Vedel signalait <( des nuages de poKs- « sière au loin^ à droite et à « gauche^ qui semblaient an- « noncer la marche de quelques « troiqies^. » Dès lors, était-il permis d'inférer de ce qu'il atteignit Sainte-Hélène sans rencontrer personne, et même poussa deux bataillons sur Elviso, que la route était libre et que ces colonnes ne l'avaient point devancé au Puerto del Rey? Le 21, Privé ne vit-il point aussi ces nuages de poussière, indices certains de la marche de troupes espagnoles vers le Dezpena Perros? Tout était en mouvement^ tant pour achever d'investir Dupont que pour couper la retraite de Vedel.
D'ailleurs, Privé parait avoir pesé sur le rappel et la décision de Vedel. <• Aujourd'hui, écrit
d. Observations de Vedel.
1 « Reding, trois envoyés sont j « partis, dont ce général de ca- « Valérie, qui semblait si irrité « de la fuite de son camarade « Vedel^. » Et en effet, à son arrivée à Santa-Elena, Privé répandit le bruit que les troupes étaient coupées dans la Manche, que la division Barbou serait massacrée ; attitude qu'il s'est gardé de rappeler dans son Journal^ car elle l'eût compromis.
Aussi Vedel a-t-ii pu dire qu'en poursuivant sa marche vers la Sierra Morena il se serait rendu coupable de la violation de la capitulation par l'ennemi. « Quoique jamais lobéis- « sance n'ait été plus pénible, « j'ai cru devoir me sacrifier à « l'existence de la division Bar- « bou contre qui il aurait tourné « sa rage. D'un autre côté, « le f/rfiéral Privé vint m'an-
« lUiini r </iir tonlr In Moncfie
« èlmt in.suryri', et me demanda, « au notn des généraux, de ne « pas les sacrifier à la fureur des « Espagnols '. »
En créant ou laissant subsister la légende d'un armistice con-