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Napoléon à Mural, 13 au 19 mai

INSURRECTION DANDALOUSIE. — LA JUNTE DE SÉYILLE 69

maison de Bragance sétant enfuie au Brésil, Junot occupe Lisbonne; les Bourbons d'Espagne chassés, le moment paraît venu de se saisir de Cadix, objet d'ailleurs des ardentes convoitises de l'Angleterre. Or l'insuffisance du corps expéditionnaire fera échouer ses tentatives ; insuffisance dont la responsabilité lui incombe et qui résulte de la fausse idée quil se fait de l'agitation des esprits en Andalousie, des forces militaires que les circonstances y ont concentrées et de la résistance que ce royaume est en mesure de lui opposer, en raison de sa richesse exceptionnelle, de sa population et de sa situation excentrique par rapport au plateau des Gastilles, où l'armée impériale est en quelque sorte claquemurée.

Si, partout où il commande et dirige en personne. Napoléon opère en grandes masses, il s'en montre ailleurs tellement parcimonieux qu'il semble jalouser les succès de ses généraux; au moins est-il convaincu qu'il n'existe de difficultés sérieuses que là où il se trouve.

L'Espagne ayant fourni trois divisions à l'invasion du Portugal, D. Francisco Solano, capitaine-général de l'Andalousie, avait pris le commandement de l'une d'elles, et D. Manuel de Lapeûa, appelé à le remplacer provisoirement, avait sous ses ordres les troupes du camp de Cadix qui, outre cette place, comprenait le Puerto Santa Maria, Xérès et San Lucar. Depuis des années Castanos commandait la côte de Gibraltar^ c'est-à-dire les troupes échelonnées d'Estepona à Tarifa, par Algesiras et le camp de San Roque. Enfin D. Ventura Escalante, capitaine général du royaume de Grenade, exerçait son autorité sur la côte ih' Cn'i-nndf, et la majeure partie de ses forces occupait Malaga. 11 y avait là, au 20 mai, 23.000 hommes de vieilles troupes, et 31.000 si l'on yajoute^es garnisons de Séville, Ronda et Geuta^ L'état de guerre avec l'Angleterre et la

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