‹ Guerre d'EspagneChapitre 45 sur 207 · Arguëlles, loc. cU · texte numérisé non relu

Arguëlles, loc. cU

opinion: « Les troupes, afiirment-ils, étaient dans. un état pitoyable, surtout la cavalerie, à laquelle, sur 16.(300 cavaliers, il manquait 5.000 chevaux*. »

Au contraire de ce qui se passa en France pendant les guerres de la Révolution, l'armée ne fut ni amalgamée ni embrigadée. Sans doute, dès la fin de 1808, les corps de volontaires'doublèrent les forces effectives de l'Espagne ; mais les vieux régiments ne cessèrent point de constituer le noyau des armées, parla raison qu'au début des hostilités les concentrations de troupes se firent sur les côtes et sur les points les plus distants les uns des autres, l'Andalousie, la Galice et la Catalogne, et que la présence de l'armée française au cœur de la Péninsule s'opposa longtemps à leur réunion et aux remaniements qui en eussent été une conséquence inévitable.

Au moment où Castanos prit le commandement de l'armée en voie de formation dans l'Andalousie, celle-ci comptait 29.100 présetits, dont 4.334 étaient en marche de Badajoz pour la rejoindre. La Junte de Grenade ayant fait cause commune avec celle de Séville par un accord conclu le 11 juin, elle se trouva renforcée de 4.885 hommes aux ordres du général D. Teodoro de Reding, ce qui la porta à 34.6CKJ présents. /-//< t/e vieilles troupes. Nous conseillons vivement d'examiner à ce sujet le tableau des forces réunies en Andalousie, au mois de mai 1S08; il r§pond victorieusement aux allégations intéressées des historiens espagnols.

Un des premiers soins de la Junte de Séville avait été da dépêcher à Gibraltar son premier secrétaire, le lieutenant d'artillerie D. Juan Esteller, pour informer le gouverneur des événements d'Andalousie. Il y arriva le 31 mai « et lui parla contidentiellement des ressources

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