Ilisturia de layuenu de Espuihi, lue. cit
de son gouvernement, qu'il représenta comme considérables en argent et immenses en hommes. Il estimait que l'Andalousie comptait 300.000 hommes et disait qu'en vérité il serait autrement difficile de faire un choix parmi les volontaires que de pousser la population à prendre les armes. L'enthousiasme est général, dirigé par des personnes énergiques et influentes, et soutenupar le clergé^. » Apprenant en môme temps que Dupont était en marche et sur le point de traverser la Sierra Morena, la Junte donna au colonel D. Pedro de Echavarri, un très mauvais sujet- ^ le commandement de l'avant-garde du corps d'observation, et concentra dans cette ville la garnison de Ronda et les détachements qui arrivaient de i'Extremadure.
Ejchavarri ne perdit point un instant. Dès le 29 mai, il lança a l'adresse de l'armée une extravagante proclamation qui, on ne le verra que trop, porta ses fruits. « Soldats ! le lascif Miirat fait fabriquer 40.000 carcans pour vous conduire dans le Nord comme les plus immondes animaux... N'estil point préférable de verser votre sang pour la défense de rÉglise, du royaume et de vous-mêmes?... Douze millions d'habitants vous contemplent et envient votre gloire 3, » Puis il ordonna la levée en masse et, paraît-il, usa de violence à l'endroit de maintes municipalités. Cette mesure lui fournit 15.000 hommes sans instruction et qui naturellement devaient, à quelques jours de là, se débander au premier coup de canon ^. De son côté, le colonel Valdecanas rassembla à Lucefia un corps de 5.000 volontaires et 400 chevaux, qu'il fit entrer à Cordoue. Le temps pressait, Dupont passait le Guadalquivir ; aussi les troupes de Badajoz et de Ronda (Hant arrivées