Représentation de Londres, 21 juillet
'2. Arfîuëlles, Observaciones sobre la guerra de Espaùa, I, 46.
suivi, et notre (ïotte a péri à Trafalgar. Cette guerre déclarée, les conséquences en ont abouti à l'invasion de l'Espagne' ». On ne pouvait mieux dire, ni mieux établir les responsabilités.
En 1795, les négociations de la paix traînèrent en longueur : non seulement le cabinet de Madrid émettait des prétentions qu'une série de défaites ne l'autorisaient point à formuler, il blessait les idées révolutionnaires par l'intérêt persistant qu'il affectait de porter aux princes déchus, aux émigrés et à la religion catholique. Le courant était iri'ésistible, et il est utile de s'en souvenir, car en 1808 des passions du même genre agitèrent les esprits. Ce n'est point là un simple rapprochement; dans un pays immobile comme l'Espagne, douze années comptaient d'autant moins que notre révolution ne l'avait point sortie de son engourdissement. « Le désir de voir les prisonniers du Temple en liberté, à Madrid, nous porte plus que toute autre considération à rechercher la paix. C'est de notre part un fanatisme si vous le voulez ; mes instructions parlent d'apanages, mais nous les recevrons nus si l'on vent^. » Sur les entrefaites, le fils de Louis XVI mourut, t dès lors les questions irritantes écartées, pensions aux princes, réintégration des émigrés dans leurs biens, reliion catholique dominante en France, l'accord finit par s'établir entre les plénipotentiaires.
La paix de Bàle conclue, quelle aberration, quel engouelent, quels mobiles enfin poussèrent l'Espagne à s'allier lia République? «Véritable néophyte en matière poliiqiie'^ », le prince de la Paix consomma la ruine de sa patrie, car par le traité de San-Ildefonso, signé le 8JLiinl79(), les deux puissances contractantes s'engagèrent