Ocaritz à Bourf/oing, 23 avril
3. Beauharnais à Champagni/, 13 avril. Atf. étr., vol. 674. Espagne.
à so fournir miitiiellement, on cas d'attaque, un secours de quinze vaisseaux de guerre et vingt-cinq mille hommes, avec ces clauses exorbitantes qu'il serait accorde à la seule réquisition du demandeur, sans examen ni discussion, môme dans le cas où la puissance requise n'aurait aucun intérêt à la guerre, et qu'enfin le dit secours serait payé, alimenté et remplacé par la puissance requise. C'était là pour l'Espagne « une alliance monstrueuse ou plutôt un tribut ruineux et infâme, qu'elle n'aurait pu redouter de la guerre la plus funeste* ». Elle s'engageait à par ticiper à tous les malheurs de la France, sans avoir la moindre part dans ses avantages 2. On devine ce que fut un tel instrument à la disposition de la politique impériale. En mourant, Charles III avait laissé 73 vaisseaux et les arsenaux pleins : en 1808, il n'en subsistait plus que 42, dont 16 seulement étaient armés. Tout le reste avait sauté ou sombré, du combat de Saint-Vincent au désastre : de Trafalgar. A Cadix, outre 3 navires coulés dans les.; passes, 15 vaisseaux et 6 frégates étaient embossés dans^ le port et hors d'état de tirer un coup de canon 3. j
Les finances? Philippe V et Charles III avaient laisséii une dette de 517 millions. Du 17 novembre 1788, où itj monta sur le trône, au commencement de 1808, Charles IV | l'augmenta de près de 1.300 millions; et de la sorte, ^ l'intérêt seul de la dette, se montant à 54 millions,' atteignait le tiers des revenus annuels de l'Espagne, puisque ceux-ci s'élevaient à 175 millions seulement.- D'ailleurs, depuis la rupture du traité d'Amiens, elle fournissait à la France un subside de netilrnlité de 72 mil--! lions, alors que déjà sa misère la condamnait à garder 1 une telle attitude. Mais, comme bientôt elle fut dans