Guerra de la Independancia, II
AFFAIRE DU PONT d'aLCOLEA. PILLAGE DE CORDOLE 105
toire, s'il y avait en nous le moindre parti pris de réhabilitation, si nous ne comptions exclusivement sur les pièces d'archives pour prononcer dans le débat de Baylen, il nous serait facile de la laisser dans le carton où elle aurait tant de chances de demeurer ignorée ! En voici des extraits :
Marquis (ÏOrdono à V ambassadeur Beavharnais Madrid, 12 février 1808.
« Le général Dupont occupe aujourd'hui ma maison à Valladolid, et, en outre des meubles et ornements dont il se sert, il force l'intendant à lui fournir à mes dépens une quantité considérable de bougies pour éclairer les salles, des chandelles et autres ustensiles très coûteux dont les frais ne s'élèvent pas à moins de 25 francs par jour : dépense qui parait tout à fait étrangère au logement. Il force en outre l'intendant à lui renouveler journellement le linge de table, ce qui rend les frais de son luxe insupportables :et pour pouvoir satisfaire l'exigence du général Dupont, dont le luxe est tel qu'il a mis jusqu'à soixante couverts, l'intendant a dû emprunter des serviettes dans diSérentes maisons de la ville.
« Je supporte ces dépenses depuis trois mois (\\xQ\(iS généraux français ont toujours logé chez moi. Ce n'est pas ce qui m'afflige et dont je souffre le plus, mais d'être obligé à loger dans une auberge avec mon épouse et une partie de ma famille ^ » Ainsi le pauvre diable, expulsé de sa maison, n'était même pas invité à la table de celui qu'il défrayait.