‹ Guerre d'EspagneChapitre 61 sur 207 · Aff. étr., vol · texte numérisé non relu

Aff. étr., vol

Le payeur Julien de la division Vedel écrit: « La prise de Cordoue a enrichi toute l'armée. C'était un trésor formé sur le crédit de l'archevêque et du clergé de la ville, qui devait s'élever, suivant leur souscription, à plus de 8 millions, et nos troupes sont tombées sur cette riche aubaine. Je connais la femme d'un général qui m'a montré pour plus de 30.000 francs de perles et pierres précieuses qu'elle a achetées à vil prix. Des gratifications considérables ont été données aux généraux et officiers supérieurs, et ils désirent avec emjwessement trouver le moyen de faire "parvenir ces valeurs en France"^. » A lui seul, l'archevêque avait donné 1 million pour les rebelles 2, Sans doute, Dupont réclama plus tard une enquête à Cordoue, et il était facile alors d'y procéder. On allégua même que la municipalité de Cordoue avait donné quitus... Encore faudrait-il le montrer, et en bonne et due forme. Malgré nous, il nous revient en mémoire qu'en Catalogne Lechi se faisait remettre de singuliers certificats de bien vivre. L'agent secret Ch. Blondel, qui signait (38), écrit de Barcelone le 8 juillet : « La semaine dernière, le riche village de Mataro a été livré à la dévastation, au pillage et à r incendie ; les femmes des couvents de religieuses ont été violées et livrées à la brutalité du soldat napolitain. Ces détails sont vrais, malgré le certificat contraire que les menaces ont obtenu... » Et deux jours plus tard : « Le général italien dont on parle ci-dessus a reçu la police de la place. L'honneur et la fierté espagnoles s'indignent de ses brigandages et accusent le luxe insolent d'une maîtresse qui l'accompagne. Les charmes de cette femme n'ont pas été indifférents au lieutenant général du royaume espagnol lorsqu'il était en Italie'^. »

1. Julien à Conscience, payeur à Vitoria, Baylen, 6 juillet (Arch. Guerre).

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