Dupont à Murât, 8 juin (Arch. nat. APiv
3. Ch. B. (38) rt Talleyrand, Barcelone, 8-10 juillet 1808 (Afl". étr., 671. Espagne).
AFFAIRE DU PONT D ALCOLFA. PILLAGE DE COR DOUE {Ol
Un quitus ? Où s'en trouvent les garanties en de telles circonstances ? et qui démontrera qu'une dernière violence n'en a point exigé la remise?
Dupont se proposait de poursuivre sa marche, le 9, sur Séville et Cadix ; mais il apprit coup sur coup que les officiers et les soldats voyageant isolément étaient massacrés sur les derrières, que ses courriers étaient dévalisés et assassinés sur les routes, enfin que toute communication était interceptée entre Madrid et Cordoue. Puis, de graves nouvelles lui parvinrent de Séville, et il se trouva subitement condamné à garder la défensive. « 11 est très instant que le corps de la Gironde soit réuni. Vous le voyez clairement. Vous savez ce que j'ai. Le Midi demande la principale attention du prince. Ily a à Séville 60.000 insurgés et 18.000 hommes de troupes réglées. Le général Reding commande 14.000 rebelles à Grenade et veut, dit-on, marcher sur nos derrières i. » a Je prie Votre Altesse de me rendre les deux divisions du corps d'armée. Cadix nous étant aujourd'hui fermé, il ne faut rien précipiter : la brigade de Portugal ne peut être ici avant le 20. J'envoie au général Vedel l'ordre de me rejoindre le plus promptement possible. Aussitôt son arrivée, je marcherai pour combattre l'ennemi. Je ne puis le recevoir dans cette position : j'aurais en même temps la ville à combattre'-. »
Sa situation à Cordoue était intenable, en effet; de jour en jour l'armée de Castaùos se grossissait, et déjà son avant-garde occupait Ecija, à deux journées de marche seulement. Regagner Andujar ou Baylen, s'y couvrir du Guadalquivir et attendre les divisions demandées, rien de plus logique, mais il le fit avec une telle hâte qu'on serait tenté de croire qu'il se crût à la veille d'une attaque générale, et pourtant Castanos ne porta des troupes sur Cordoue