‹ Guerre d'EspagneChapitre 63 sur 207 · Dupont à Mural, Cordoue, 9 juin (Arch. Guerre · texte numérisé non relu

Dupont à Mural, Cordoue, 9 juin (Arch. Guerre

que les 20 et 22, plusieurs jours après son évacuation ^ ! tellement il était lui-môme peu rassuré.

Interrogé par le conseil d'enquête à TelTet de savoir (( pourquoi, lors de la retraite qui n était jms faite devant Veimemi, on y avait mis une précipitation et une négligence telles qu'on avait oublié de rappeler des postes, abandonné des malades et laissé 400 prisonniers. » Marescot répondit « qu'il n'avait été lui-même prévenu du départ qu'un instant avant-».

L'armée se mit en mouvement, le 16, à sept heures du soir et marcha toute la nuit ; le 17, elle arriva à Aldea del Rio, et, le 18, à Andujar, où elle s'arrêta après deux étapes d'environ dix lieues. Nous le répétons, rien dans l'attitude de Castanos n'avait été de nature à justifier une mesure aussi hâtive et peut-être désordonnée .

En etîet, l'enthousiasme général et les forces qui journellement venaient grossir son armée au point qu'il renvoyait dans leurs foyers 12.000 volontaires, n'empêchaient pas Castanos de se renfermer à Utrera dans la plus stricte défensive, et son intention n'était même point de défendre Séville, puisqu'il avait évacué sur Cadix 80 pièces de parc et tout préparé pour brûler lematérielde campagne. Pour peu qu'il fût obligé à battre en retraite, il voulait se replier sur cette forteresse. Elncore redoutait-il que l'ardeur du peuple ne la forçât à en sortir pour prendre l'offensive sans attendre la réunion des moyens nécessaires. Ces considérations l'amenèrent même à demander qu'un corps anglais occupât Xercz, assurât ses derrières et couvrît Cadix puis, qu'un autre de 8 à 10.000 hommes débarquât dans ce port'^ !

La première proposition ne sourit nullement au général

1. William Coxe à JJalrymple, 22 iuin; et Journal de Bouligny (Arch. Nat. AF'V, 1607). C'étaient les divisions Lapeùa et Pedro.

2. Interrogatoire et Mémoire du général Marescot. (Arch. Guerre).

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