Wkiltingham à Dalrymple, 12 juin
Dulrymple, gouverneur de Gibraltar, car, loin de consentir à une opération avec l'armée espagnole, les Anglais se bornaient à convoiter l'occupation de la place ; aussi échoua-t-elle. Quant à l'autre, la Junte deSévilley opposa un refus catégorique. Un des ?mssi dominici dont nous avons parlé, le major Coxe fut chargé de reprendre la question; mais il sentit de suite qu'elle n'avait aucune chance d'aboutir, d'autant que l'Angleterre demandait aussi à garder Ceuta pro tempore, sous le prétexte de permettre à l'Espagne d'incorporer sa forte garnison dans l'armée d'Andalousie. « L'occupation de Cadix est un sujet difficile et délicat à traiter. Les propositions directes et réitérées qui ont été faites d'y opérer un débarquement ont excité l'inquiétude du peuple; il sera très malaisé de dissiper ses craintes et de le convaincre des motifs honorables et désintéressés qui dictent la conduite du gouvernement anglais. » Et à propos de Ceuta, conversant avec le Padre Gil, le membre le plus influent et le plus fougueux de la Junte, il aborde la question. « Tous les membres de l'assemblée s'y sont opposés, m'a-t-il répondu, en ajoutant confidentiellement que la plus grande résistance est venue du général Morla, qui a déclaré qu'à son avis nulle place espagnole ne devait être livrée à l'Angleterre'. »
Finalement, la retraite de Dupont entraîna l'oiïensive de son adversaire; offensive hésitante et timorée, car enfin, consultant ses généraux en co'nseil de guerre et arrêtant avec eux des opérations, Castanos a laissé l'idée d'un chef effacé, sans initiative et fort inférieur à ses lieutenants Reding et Coupigny.
Ici les vieux régiments espagnols entrent en ligne, et dès lors il semble que la campagne d'Andalousie va s'ouvrir à Andujar, et que ce qui précède n'en constitue que le prodrome.