‹ Guerre d'EspagneChapitre 71 sur 207 · MALADIE DE MURAT. — ARRIVÉE DE SAVART · texte numérisé non relu

MALADIE DE MURAT. — ARRIVÉE DE SAVART

sion du général Dupont et qui pouvaient se trouver à Aranjue/'. » Que conclure, si ce n'est que les ordres du chef d'état-major étaient enfreints, et que, pour marcher plus à l'aise, la cavalerie laissait l'infanterie isolée en arrière.

Somme toute, l'organisation de l'armée d'Espagne n'était point seule une « pétaudière », mais aussi, paraitil, le commandement. » Les événements survenus aux petites escortes et aux hommes isolés, affligent l'empereur qui lie peut les attribuer qu'au peu de soin pris par l'état-major de Madrid pour faire exécuter ses volontés. L'interruption des communications du général Dupont était naturelle à prévoir, et il ne fallait pas exposer des détachements de 30 à 40 hommes à être égorgés. Si on avait réuni les détachements par bataillons et escadrons et qu'on eût mis tout cola sous les ordres du général Belair, ces malheurs ne seraient pas arrivés, et ce général aurait communiqué avec le général Dupont^.» Il est à pou près certain, pourtant, que Belliard no méritait point ces reproches; en se défendant, il ne dénonça personne, et il fit bien; une telle conduite eût été indigne de son caractère et n'eût rien réparé.

MALADIE DE MURAT. — ARRIVÉE DE SAVARY ! SES DÉMÊLÉS AVEC BELLIARD ET LAFOREST. DÉPART DE MURAT

« Je sors de chez le prince, écrit Laforest le 25 mai. Je l'ai trouvé très souffrant de ce genre de colique commun

1. Belliard à Berthier, 23 juin (Arch. Guerre). Ce sont évidemment les colonnes du capitaine Bonzat et du général Belair, qui eurent l'atfaire de Valdepenas.

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