Mural à Napoléon, 3 juin
MALADIE t)E MURAT. ARRIVÉE DE SAVARY 12^
mal. Que Dieu nous en débarrasse, ou le diable! » Mais ayant eu l'imprudence de se mettre une heure au balcon de son appartement pour voir manœuvrer la garde impériale ^, son état ne cessa d'empirer et son moral de s'abattre. « Il est obsédé des plus funestes pensées, se croit endanger et déplore le malheur de mourir loin de son auguste épouse et des princes ses enfants. Il ne voit de guérison que dans le plus prompt départ pour la France et gémit à chaque heure de délai. Les atTaires du gouvernement l'importunent; il ne veut pas qu'on l'en entretienne. Il n'ouvre l'oreille qu'aux rapports militaires "^ » « Les ministres font des doléances continuelles sur la stagnation des affaires les plus urgentes. Il n'a admis personne aujourd'hui. Belliard a cru devoir différer jusqu'à demain de lui proposer de signer l'ordre qui nous permettrait de le suppléera »
Mais ce n'eût été là qu'une mesure provisoire, et le il juin Berthier avisa Belliard que l'empereur venait d'ordonner au général Savary, son aide de camp, de partir de suite « pour être le lieutenant du grand-duc. Il a sa confiance pour mener les affaires civiles et militaires.
« Sa Majesté veut que vousexpédiiez et signiez comme a l'ordinaire tous les ordres pour l'armée, d'après ceux que vous donnerait le général Savary quand le grand-duc ne pourra pas vous les donner lui-même, de manière que le maréchal Monceyje général Dupont et les autres généraux ne s'aperçoivent pas quand ce sera le grand-duc ou le général Savary qui aura o/doniu- /<"x dispositions que vous aurez expédiées'^. » Et de son côté Napoléon informa son beau-frère que Savary « l'aiderait afin qu'on n'ait à lui parler que d'affains impoii/intes, qu'il avait longtemps