‹ Guerre d'EspagneChapitre 75 sur 207 · Sacijjij a Beiihier, 19 juin ^Arch. Guerre · texte numérisé non relu

Sacijjij a Beiihier, 19 juin ^Arch. Guerre

128 ' GËURRE D ESPAGNE

de Ghamartin, où est le grand-duc, pour savoir s'il est en état de s'occuper et si le cas arrive, je suis étranger aux affaires, ce jour-là; si le hasard veut que le grand-duc soit malade, le général Belliard reste à sa campagne jusqu'à huit heures du soir, et ce n'est qu'à dix heures du soir que l'on m'apprend ce que j'aurais dû savoir à dix heures du matin pour y réfléchir, prendre des dispositions et vous en informer par le courrier de minuit i... » Mais ce n'est rien encore : le conflit prend sans plus tarder un caractère d'une extrême violence, car Savary s'oublie jusqu'à accuser Belliard d'usurper les pouvoirs du lieutenant général du royaume et de les réunir à ceux du chef de l'état-major général de l'armée. Sa lettre du 20 jette une telle lumière sur la situation qu'il est impossible d'en rien retrancher. « Le général Belliard sort de chez moi pour me signifier que le grand-duc se portant bien, il avait travaillé avec lui et allait faire opérer le mouvement qu'il lui avait ordonné ; que, comme je n'avais été envoyé ici avec aucun caractère^ il n'avait rien à me déférer. C'est la première fois que l'on m'a fait un pareil compliment. Je n'avais pas prévu que cela irait si loin, et le zèle avec lequel je suis venu ici ne méritait pas cet accueil.

« Le général Belliard., qui parle ici au gouvernement espagnol au nom du lieutenant général du royaume dont il a réuni les pouvoirs à ceux de chef de V état-major de /'«/•mec, ne me rend aucun compte, ne me communique rien que par conversation et « déjà peur que je ne vienne à lui enlever la gloire de soumettre en six semaines des insttrrections de canailles qui ne devraient pas durer (jiiinze jours avec de l'activité.

« Voici le raisonnement que je lui faisais : Puisque le

Page 1