MALADIE DE MIRAT. ARRIVÉE DE SAVARV
maréchal Moncey a été assez timide pour ne point s'approcher seul de Valence et qu'il demande à cor et à cri la division Chabran, comment pouvez-vous espérer qu'il marchera seul lorsqu'il saura que cette division a été appelée à une autre destination? Vous me direz cent fois que vous lui en avez envoyé Tordre, mais vous vovez bien que c'est le nombre des rebelles qui lui fait peur.
«Il faut faire faire à la division Frère un mouvementdécidé sur le corps de Moncey, Tout le talent de cette espèce de guerre est d'aller vite en besogne. Je vous prédis que, si vous ne prenez pas ce moyen, Moncey ne sera pas à Valence le 1" juillet. On m'a répondu là-dessus : Tant pis pour lui^ il en a l'ordre!
« J'ajoutai que si le cas arrivait que l'on fût obligé d'échelonner encore le général Vedel qui marche sur Dupont, on pourrait sans inconvénient le faire avec dos troupes d'ici. Le général Belliard m'a donné pour toute réponse que je ne commandais point l'armée . . .
« Il est donc inutile que je me mêle de rien, et jo vous donne ma parole d'honneur que si je n'étais animé pardessus tout du désir de servir l'empereur et persuadé que le grand-duc peut être sérieusement malade d'un jour à l'autre, je prendrais demain un bidet de poste et je retournerais à Bayonne. Je ne vous dis pas la moitié de l'humeur que j'éprouve de voir com,ment les choses vont ici. Je ne vois le général Belliard que quand j'ai la complaisance d'aller chez lui ou quand le hasard me le fait renconlrer chez le grand-duc... Tant que le grand-duc continuera à commander, je n'aurai rien à dire; mais, le cas contraire arrivant, devrait-il en coûter le plus qrand éeénement au général Belliard, je lui ferai voir qu'il nq a quun insensé qui peut supposer que j'ai pris sur moi de venir extorquer un commandement supérieur en Espagne ' . »>