‹ Guerre d'EspagneChapitre 9 sur 207 · Arguelles, loc. cit., 1, 48, et Doc. XIV · texte numérisé non relu

Arguelles, loc. cit., 1, 48, et Doc. XIV

la guerre qui ruinait l'Europe l'enrichit, et l'on comprend peu l'assertion de M. Vandal : « L'Angleterre soutirait, mais ne mourait points » Sans doute, les journaux français ne cessaient d'évoquer la banqueroute de cette puissance; dans ce duel à mort, dans cette guerre de finances, pour un économiste l'issue n'était point douteuse. A lalongue, laFrance devait succomber, par la raison que la théorie de l'empereur : « Avec 500.000 hommes on peut tout entreprendre » et le système d'impositions dont il ne se départit jamais, se refusant à en comprendre d'autre, épuisèrent ses forces vives et tuèrent son crédit. Ouvrard eut maintes fois et vainement l'occasion de s'en expliquer. « Le véritable trésor des gouvernements, dans les besoins extraordinaires, est le crédit. Une dette publique vous a paru un ennemi; c'est une erreur, Pimpôt tue et la dette vivifie. C'est un malheur qu'un grand Etat comme la France ne doive pas deux ou trois cent millions de rente... Les ignorants crient à l'hérésie ; mais il y a des vérités qu'un esprit tel que le vôtre doit saisir. Les gouvernements, pour les cas extraordinaires, sont dans cette alternative : d'adopter les moyens de confiance qui n'atteignent jamais que l'opulence et la bonne volonté ; ou bien de se précipiter dans des mesures violentes devant lesquelles tous les capitaux se resserrent, et les valeurs disparaissent. Le Moniteur annonce tous les jours la banqueroute et la ruine de l'Angleterre, comme si la caisse d'amortissement ne formait une sorte de mouvement perpétuel, où le capital, sans cesse réemployé, entretient le jeu du corps social. Ce qui paraît devoir amener la ruine du pays est, au contraire, le principe de durée et de fécondité le plus sûr et le mieux entendu*. »

■]. Vandal. Napoléon et Alexandre.

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