Savary à Beil/iier, 9, U juillet (Arch. Guerre
150 GUKHKE D ESPAGNE
OÙ Votre Allesse indique qu'on les porte... Voffs regardiez Valence comme une affaire faite ^ et c est précisément celle qui est manquée. Nous ne sommes point engagés dans l'Andalousie, nous sommes seulement en mesure de prévenir un accident comme celui de Valence, et à moins d'un ordre positif de votre part, je ne retirerai point un homme du corps de Dupont. Tout Mmirid a les ip-us fi.rés sur luiK »
Berthier à Savanj
Bai/onne, 13 juillet.
« Les deux vrais points importants sont le général Dupont et particulièrement le maréchal Bessières, parce que le premier a devant lui les corps du camp de San- Roque etde Cadix, et l'autre les troupes de Galice et celles qui étaient a Porto. Dupont a près de 20.000 hommes; il ne peut avoir contre lui un pareil nonihre de trouptes et, au pis aller, il ne peut être contraint qu'à repasser les montagnes. Le maréchal Bessières est beaucoup moins fort, et les troupes de Porto et de la Galice sont plus nombreuses que celles d'Andalousie. Le moindre insuccès du maréchal Bessières intercepte toutes les communications de l'armée et compromettrait même sa sûreté. Le général Dupont se bat pjour Andujar et le maréchal Bessières se bat pour les communications de F armée. Si le maréchal Bessières fait nn mouvement rétrograde, son principal but doit être de couvrir Burgos; une colonne d'insurgés peut se diriger sur Madrid, et si l'ennemi y arrivait avant Dupont, on conçoit la possibilité de malheurs qui ne peuvent jamais venir du côté del' Andalousie. .. Arrêtez le mouvement